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Château de l'Ours à Sainte-Thérence dans l'Allier

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de l'Ours

  • La Grave
  • 03420 Sainte-Thérence
Château de lOurs
Château de lOurs
Château de lOurs
Crédit photo : R. Julien - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
03420 Sainte-Thérence, La Grave

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1900
2000
1210
Construction par Guy II de Dampierre
XIIIe siècle
Période principale de construction
13 février 1995
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (cad. A 135) : inscription par arrêté du 13 février 1995

Personnages clés

Guy II de Dampierre - Sire de Bourbon Commanditaire du château en 1210.
Odile de Montluçon - Figure légendaire Prisonnière, origine du nom "château de l'Ours".
Rimbaud - Écuyer d'Archambault Auteur du viol d'Odile, pendu.
Archambault - Seigneur de Montluçon Père d'Odile, mort en Terre sainte.

Origine et histoire du Château de l'Ours

Le château de l'Ours est un ancien château fort aujourd’hui en ruines, construit sur un éperon rocheux dominant le confluent du Cher et de la rivière de l’Ours, à Sainte-Thérence (Allier). Datant principalement du XIIIe siècle, avec des traces d’occupation au XVe siècle, il était destiné à protéger Montluçon des invasions anglaises (1170-1180) et à surveiller les passages fluviaux entre Auvergne et Berry. Sa construction, initiée vers 1210 par Guy II de Dampierre, sire de Bourbon, répondait aussi à la demande des moines de l’abbaye de Menat, soucieux de sécuriser la région.

Le château tire son nom d’une légende liée à Odile de Montluçon, fille du seigneur Archambault. Après la mort de ses parents, son tuteur Rimbaud l’enferma dans le château et la violenta. Son fils, vêtu d’une peau d’ours, fut aperçu par des bergers qui crurent voir un animal, donnant ainsi son nom au lieu. Un ermite de Budelière découvrit la vérité et libéra Odile, tandis que Rimbaud fut pendu à Montluçon. Odile finit ses jours dans un couvent, et son fils partit en Terre sainte sous le nom de chevalier Sarrazin.

Architecturalement, le château se compose d’un donjon cylindrique de 19 mètres de haut, entouré d’une courtine aujourd’hui ruinée. Bâti sur une barre rocheuse de 50 mètres de long, il illustre l’adaptation des fortifications médiévales aux contraintes géographiques. Le site, propriété de la commune, est inscrit aux monuments historiques depuis le 13 février 1995. Son isolement dans des gorges reculées a alimenté son mystère et ses légendes locales.

Le château de l’Ours reflète les enjeux stratégiques du Moyen Âge central, où les petits seigneurs et les communautés religieuses collaboraient pour assurer la défense des territoires. Son histoire mêle réalité historique et récits populaires, typiques des fortifications isolées où la mémoire collective a souvent comblé les lacunes des archives.

Les vestiges actuels, bien que partiels, permettent d’imaginer son rôle de surveillance et de dissuasion. La tour, accessible par une petite tour annexe, dominait un point de passage clé entre l’Auvergne et le Berry. Aujourd’hui, le site offre un témoignage des techniques de construction médiévales et des dynamiques politiques de l’époque, entre protection locale et ambitions seigneuriales.

Liens externes

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