Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de la Barde dans la Creuse

Château de la Barde

    4 La Barde23800 Saint-Sulpice-le-Dunois
A.M. Puisnege de Saint Priest

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1460
Première mention d'Innocent de Villars
1530
Partage successorale des La Celle
1711
Description architecturale
1783
Acquisition par les Merle de la Brugière
XIXe siècle
Reconstruction probable
1920
Vente à Marguerite May
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Innocent de Villars - Seigneur de la Barde (XVe siècle) Premier propriétaire attesté en 1460.
Gabriel de la Celle - Seigneur de la Barde (XVIe siècle) Hérite du fief en 1530.
Gabriel Bertrand - Baron de Malval (XVIIIe siècle) Décrit le château en 1711.
Léonard François Merle de la Brugière - Seigneur et héritier (XVIIIe siècle) Acquiert la Barde en 1783.
Léon Jean Marie Merle de la Brugière - Officier et reconstructeur (XIXe siècle) Probable initiateur de l’actuelle architecture.
Zulma Merle de la Brugière - Héritière et épouse Fénieux (XIXe siècle) Transmet le château à sa descendance.

Origine et histoire

Le château de la Barde est implanté sur un site occupé depuis des siècles, bien que les données précises sur son histoire avant le XVIIIe siècle soient rares. Situé dans la commune de Saint-Sulpice-le-Dunois (Creuse), il domine la vallée de la Creuse et a appartenu à plusieurs familles nobles, dont les Villars, les La Celle, et les Bertrand. Son architecture actuelle résulterait probablement d’une reconstruction initiée au début du XIXe siècle par Léon Jean Marie Merle de la Brugière, héritier d’une lignée de seigneurs locaux.

En 1460, Innocent de Villars est cité comme seigneur de la Barde, impliqué dans des conflits liés à la construction d’un moulin. Au XVIe siècle, la seigneurie passe entre les mains des La Celle, notamment Gabriel de la Celle en 1530, puis Fiacre de la Celle en 1572. Les Bertrand, comme Yves en 1643 et Aimé en 1665, en deviennent ensuite propriétaires, avant que Gabriel Bertrand ne le transmette en 1725 à Gabriel Valery de Saint-Julien.

Au XVIIIe siècle, la seigneurie est acquise par les frères Merle de la Brugière en 1783, dont Léonard François, seul à avoir une descendance, hérite du domaine. Son fils, Léon Jean Marie, officier de cavalerie, aurait fait ériger le château dans sa forme actuelle. La propriété reste dans la famille jusqu’en 1920, passant par des alliances matrimoniales (Fénieux de Saint-Priest, Puynesge), avant d’être vendue à Marguerite May, puis à Marc Vinet en 1961. Aujourd’hui, le château reste une propriété privée.

Les archives révèlent que le château, décrit en 1711 comme un simple pavillon avec salle basse et grenier, s’enrichit progressivement de dépendances (grange, écurie, moulin). Son rôle économique local, lié à l’exploitation agricole et meunière, transparaît à travers les conflits mentionnés, comme celui opposant Innocent de Villars à Catherine de la Trémoille en 1484 pour la construction d’un moulin concurrent.

La période révolutionnaire épargne le domaine, malgré l’émigration de ses propriétaires, les Merle de la Brugière. La transmission familiale se poursuit au XIXe siècle avec Zulma Merle de la Brugière, qui épouse Joseph de Fénieux de Saint-Priest. Leur fille Élisabeth, épouse Puynesge, perpétue la lignée jusqu’à la vente de 1920, marquant la fin de l’ère seigneuriale du château.

Aucune information précise ne permet de dater la construction initiale du château, mais son évolution architecturale et ses changements de propriétaires reflètent les dynamiques sociales et économiques de la noblesse limousine, entre Moyen Âge tardif et époque moderne.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours