Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification du château et mention comme place forte stratégique.
XVIe siècle
Décors et modifications
Décors et modifications XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de peintures dont une danse macabre et construction d'une galerie voûtée.
XVIIIe siècle
Transformation en résidence
Transformation en résidence XVIIIe siècle (≈ 1850)
Percement de baies et modification de la chapelle.
XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle XIXe siècle (≈ 1865)
Démolition partielle de l'enceinte intérieure et transformation de la chapelle.
2006
Inscription historique
Inscription historique 2006 (≈ 2006)
Le château et ses dépendances sont inscrits aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, sa chapelle, ses dépendances et l'ensemble du parcellaire (cad. C 78, 79, 80, 226, lieudit La Bâtie) : inscription par arrêté du 17 juillet 2006
Personnages clés
Madame de Sévigné
Personnalité notable ayant séjourné au château au XVIIe siècle.
Jean Moulin
Résistant caché au château pendant la Seconde Guerre mondiale.
Origine et histoire du Château de la Bâtie
Le château de la Bâtie, situé à Montceaux dans l'Ain, est bâti en briques rouges — carrons savoyards — et est daté de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle; il est mentionné dès le XIIIe siècle. À l'origine, il constituait une importante place forte formée de quatre enceintes, dix-neuf tours et d'une garnison armée, assurant un rôle stratégique entre les terres du Royaume et celles de l'Empire. À l'ouest se tiennent le donjon et la partie la plus ancienne du logis; le donjon conserve des peintures du XVIe siècle, dont une danse macabre sur une poutre du second étage et des décors peints au rez-de-chaussée. Une galerie voûtée du XVIe siècle masque des éléments gothiques antérieurs. Au XVIIIe siècle, les comtes transforment la forteresse en résidence en perçant des baies sur les faces ouest et est. Au XIXe siècle, l'enceinte intérieure reliant la tour ronde de la cour au bâtiment nord est partiellement détruite; la chapelle orientale, qui servait de lieu de culte au bourg et renferme une crypte, a elle aussi été transformée aux XVIIIe et XIXe siècles. Le château a connu de nombreuses successions familiales, a vu passer Madame de Sévigné au XVIIe siècle et, durant la Seconde Guerre mondiale, a servi de cache pour des résistants dont Jean Moulin. L'ensemble du château, sa chapelle, ses dépendances et le parcellaire font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 17 juillet 2006.