Frise chronologique
1308
Première mention
Première mention
1308 (≈ 1308)
Appartenait à Gérard d'Aultier, écuyer.
XIVe siècle
Agrandissement défensif
Agrandissement défensif
XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout de trois tours et corps de bâtiment.
1569
Abandon du château
Abandon du château
1569 (≈ 1569)
Suicide du dernier de La Volpilhière.
1622
Rachat par Claude Roussel
Rachat par Claude Roussel
1622 (≈ 1622)
Fin de l'abandon, début des transformations.
1633
Modification des tours
Modification des tours
1633 (≈ 1633)
Ajout de calottes à lanternon par Roussel.
1693
Transformation en demeure
Transformation en demeure
1693 (≈ 1693)
Restauration par Jean Girard, jardin à la française.
1970 et 1997
Classements Monuments Historiques
Classements Monuments Historiques
1970 et 1997 (≈ 1997)
Protection du château et des jardins.
mars 2021
Changement de propriétaires
Changement de propriétaires
mars 2021 (≈ 2021)
Vente à Berthon et Salesse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, ainsi que le grand salon du rez-de-chaussée avec son décor de boiseries et de stucs (cad. L 134) : classement par arrêté du 16 juin 1970 - Jardins avec leurs terrasses, escaliers, serre, pavillons, fontaines, bassins, parterres, allées, labyrinthe, glacière et cascades (cad. ZE 103, 104) : classement par arrêté du 17 juillet 1997
Personnages clés
| Gérard d'Aultier - Premier propriétaire connu |
Écuyer en 1308. |
| Famille de La Volpilhière - Propriétaires jusqu'en 1569 |
Dernier membre se suicida. |
| Claude Roussel - Acquéreur en 1622 |
Restaura les tours après Richelieu. |
| Jean Girard (Girard de Chasteauneuf) - Secrétaire du Roy, propriétaire en 1693 |
Transforma le château en demeure. |
| Famille Arnoux de Maison Rouge - Ancien propriétaire (jusqu'en 2017) |
Alliée aux descendants de Girard. |
| Jean-Yves Berthon et Vincent Salesse - Propriétaires depuis 2021 |
Acheteurs du domaine. |
Origine et histoire
Le château de la Bâtisse, mentionné dès 1308, fut initialement une tour de défense du XIIIe siècle intégrée au système protecteur de Clermont-Ferrand. Au XIVe siècle, trois tours supplémentaires furent ajoutées et reliées par des bâtiments, formant un château fort. La vallée de l'Auzon servait alors de voie sécurisée, avec la Bâtisse contrôlant les accès bas, tandis que le château du Crest dominait les hauteurs.
Au XVIIe siècle, le cardinal de Richelieu ordonna la destruction partielle des fortifications d'Auvergne : les murs d'enceinte et une tour de la Bâtisse furent rasés en 1622, et les mâchicoulis des tours restantes détruits. Claude Roussel, acquéreur en 1622, coiffa les tours de calottes à lanternon vers 1633. En 1693, Jean Girard (devenu Girard de Chasteauneuf), Secrétaire du Roy, transforma le château en résidence de plaisance du XVIIIe siècle, ajoutant un jardin à la française en terrasses.
Les jardins, s'étendant sur 9 hectares, furent conçus dans le style d'André Le Nôtre et sont aujourd'hui classés Jardins remarquables. Alimentés par un système hydraulique ingénieux captant l'eau de l'Auzon, ils intègrent bassins, cascades et un labyrinthe. Le domaine, longé par la rivière sur 1 800 m, constitue le seul jardin d'eau du Massif central. Classé Monument Historique en 1970 (façades, toitures, salon) et 1997 (jardins), le château appartint aux familles de La Volpilhière (jusqu'en 1569), Roussel, Girard de Chasteauneuf, puis aux Arnoux de Maison Rouge jusqu'en 2021.
Laissée à l'abandon pendant 60 ans après le suicide du dernier de La Volpilhière en 1569, la seigneurie fut rachetée par Claude Roussel en 1622. Les descendants de Jean Girard s'allièrent à la famille Arnoux de Maison Rouge, propriétaire jusqu'en mars 2021, date à laquelle Jean-Yves Berthon et Vincent Salesse devinrent les nouveaux acquéreurs. Le château illustre ainsi une évolution architecturale majeure, du Moyen Âge à l'époque moderne, tout en conservant des éléments défensifs originels.
Un plan du XVIIIe siècle, toujours conservé dans le château, atteste des aménagements paysagers d'origine : terrasses, glacières, et cascades adaptées au relief mouvementé. Les éléments protégés incluent les façades, les boiseries du grand salon, ainsi que l'ensemble des jardins avec leurs structures (pavillons, fontaines, allées). Le site reste un témoignage exceptionnel de l'art des jardins en Auvergne et de l'adaptation des châteaux forts à des usages résidentiels sous l'Ancien Régime.