Origine et histoire du Château de la Baume
Le château de la Beaume, parfois orthographié Baume, se situe au Veurdre (Allier), en Auvergne‑Rhône‑Alpes, à environ 500 m au sud‑est du bourg, entre la D101 (route de Bagneux) et la rive gauche de l'Allier. Il se présente comme une grande construction rectangulaire, implantée au cœur d'un parc planté d'arbres tricentenaires. Le corps de bâtiment actuel et les communs datent essentiellement du XVIIIe siècle. On conserve une tour du XVe siècle et des vestiges d'une maison forte plus ancienne incendiée au XIIIe siècle. Des traces d'un premier édifice élevé sur un à‑pic dominant le cours de l'Allier ont été retrouvées ; lors de la destruction d'une écurie en 1902, une tour contenant dans sa maçonnerie un étrier daté du XIIe siècle a été mise au jour. Après l'incendie du XIIIe siècle, un nouveau bâtiment fut érigé avec des matériaux de récupération dans l'emplacement de l'ancienne basse‑cour, au bas du rocher. Le château comprend des éléments construits entre le XIVe et le XVIIIe siècle et a fait l'objet de rehaussements au XIXe siècle. L'intérieur compte de nombreux salons, dont un salon chinois, et le décor intérieur date de 1876 avec des peintures attribuées à Hippolyte Fauvel. Au début du XIVe siècle, la seigneurie appartient à la famille Perrin‑Blanc (ou Le Blanc) ; le premier aveu connu date de 1301 et la demeure resta dans cette famille jusqu'à la fin du XVIe siècle, période où le château fut détruit pendant les guerres de Religion. À la fin du XVIIIe siècle, la propriété appartient à Jean‑Baptiste de La Quassière, vicomte de Chalus, et à son épouse Marie‑Thérèse Alarose, qui y séjournent pendant la Révolution sans être inquiétés. Leur fils François Dorothée (1784‑1842), maire du Veurdre, fit rehausser le château ; en 1839 il créa une manufacture de sucre de betteraves qui échoua, entraînant la saisie et la vente du domaine en 1852. Le château, ainsi que la cage d'escalier, les principaux salons et leur décor (salon au papier peint, salle à manger, grand salon, salon chinois, boudoir, petit salon), le parc avec ses terrasses, la grange, les écuries et remises sur cour de 1758 et les vestiges de l'ancienne maison‑forte, sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 7 octobre 1991.