Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de la Blainie à Albas dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Blainie

    Château de la Blainie
    46140 Albas
Château de la Blainie
Château de la Blainie
Château de la Blainie
Château de la Blainie

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
vers 1865
Construction du château
début octobre 1901
Démission du maire Gustave Pagès
1902
Achat par M. Mourguès
1941
Décès de M. Mourguès
2005
Fin de propriété Mourguès
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Étienne Pagès - Intendant général et commanditaire Fait construire le château vers 1865.
Gustave Pagès du Port - Maire d'Albas et propriétaire Endetté, contraint à démissionner en 1901.
M. Mourguès - Notaire et maire d'Albas Achète le château en 1902.
Louis Emile Henri Mourguès - Dernier héritier Mourguès Propriétaire jusqu'en 2005.
Jolande Burg - Propriétaire actuelle Auteure culinaire néerlandaise.

Origine et histoire

Le château de la Blainie, aussi appelé Bleynie, est érigé vers 1865 à Albas, dans le Lot, sous le Second Empire. Construit sur un piton rocheux près de l'église, il surplombe la vallée du Lot. Son commanditaire, Étienne Pagès, Intendant général et Inspecteur des Armées, jouissait de la confiance de Napoléon III et du pape Pie IX. Il fut inhumé dans la chapelle de sa tante au cimetière d'Albas.

En 1901, le château est vendu pour une somme modeste à la famille Pagès du Port, dont Gustave, maire d'Albas, s'endette lourdement pour l'acquérir. Sa situation financière désastreuse le contraint à démissionner après avoir été placé sous interdiction légale. Le notaire et maire-adjoint d'Albas, M. Mourguès, rachète le château aux enchères en 1902 pour 8 000 francs, puis y investit 7 000 francs supplémentaires en réparations.

Le château reste dans la famille Mourguès jusqu'en 2005, date à laquelle Louis Emile Henri Mourguès, héritier, en est encore propriétaire. Depuis, il appartient à l'auteure culinaire néerlandaise Jolande Burg. Le monument incarne ainsi une histoire mêlant pouvoir local, revers financiers et transmissions familiales sur plus d'un siècle.

L'édifice illustre les dynamiques sociales du XIXe et XXe siècles en Occitanie, où notabilité, politique municipale et patrimoine architectural s'entremêlent. Son architecture et son emplacement reflètent les ambitions d'une bourgeoisie montante sous le Second Empire, tout en portant les traces des aléas économiques qui ont marqué ses propriétaires successifs.

Liens externes