Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du château originel
1437
Première citation écrite
Première citation écrite
1437 (≈ 1437)
Mention historique du château
XVe siècle
Remaniement majeur
Remaniement majeur
XVe siècle (≈ 1550)
Modifications architecturales significatives
XIXe siècle
Transformations modernes
Transformations modernes
XIXe siècle (≈ 1865)
Adaptations résidentielles tardives
1928
Classement MH
Classement MH
1928 (≈ 1928)
Inscription monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de la Boissonnade : inscription par arrêté du 5 mars 1928
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources |
Les archives ne mentionnent pas de propriétaire ou personnage spécifique lié à ce château. |
Origine et histoire
Le château de la Boissonnade est une construction médiévale érigée au XIIe siècle, puis profondément transformée aux XVe et XIXe siècles. Situé à 2 km au nord-ouest de Laguiole, dans le département de l'Aveyron, il incarne l'évolution architecturale des demeures seigneuriales du Rouergue. Son plan combine un logis rectangulaire, un donjon carré couronné de mâchicoulis, et une tourelle ronde abritant un escalier, caractéristiques des fortifications adaptées aux besoins résidentiels.
La première mention écrite du château remonte à 1437, période où il était probablement un point stratégique dans cette région montagneuse de l'Occitanie. Son inscription au titre des monuments historiques en 1928 souligne sa valeur patrimoniale, préservant ainsi un témoignage des transformations architecturales sur près de huit siècles. Le site reflète les enjeux défensifs puis résidentiels des élites locales, entre Moyen Âge tardif et époque moderne.
L'édifice s'inscrit dans un paysage marqué par l'élevage et l'artisanat, notamment la coutellerie de Laguiole, activité emblématique depuis le XIXe siècle. Les châteaux comme la Boissonnade servaient alors de centres administratifs et symboles de pouvoir pour les familles nobles ou bourgeoises, tout en participant à la structuration du territoire rural. Leur présence illustre aussi les tensions historiques entre seigneurs locaux et autorités centrales, typiques du Rouergue médiéval.