Cheminée gravée 1616 (≈ 1616)
Monogramme IHS et date dans la souillarde
XVe–XVIe siècles
Construction initiale
Construction initiale XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Maison forte édifiée après la guerre de Cent Ans
1752 et 1775
Fermes remaniées
Fermes remaniées 1752 et 1775 (≈ 1775)
Portes de grange datées (fermes adjacentes)
1883
Restauration par Lenoncourt
Restauration par Lenoncourt 1883 (≈ 1883)
Toit surélevé, modifications mineures
20 juillet 1972
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 juillet 1972 (≈ 1972)
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 351) : classement par arrêté du 20 juillet 1972
Personnages clés
Famille de Véron de La Borie - Propriétaires (XVIe–XIXe siècles)
Dynastie seigneuriale du château jusqu’au XIXe
Marquis de Lenoncourt - Propriétaire et restaurateur (XIXe siècle)
Héritier par alliance, restaure le toit en 1883
Origine et histoire
Le château de la Borie, situé à Chenereilles en Haute-Loire (région Auvergne-Rhône-Alpes), est une maison forte édifiée aux XVe et XVIe siècles, après la guerre de Cent Ans, pour se protéger des pillages anglais et des routiers. Son architecture typique associe un corps de logis carré et une tour ronde talutée, flanquée de bretèches et d’écheniguettes. À l’intérieur, des éléments comme une souillarde voûtée (1616) ou un escalier en vis mixte (maçonnerie/charpente) témoignent de son évolution. Le toit en basalte, surélevé au XIXe siècle, conserve une charpente ancienne.
La famille de Véron de La Borie possède le domaine du XVIe au XIXe siècle, période durant laquelle le château reste un lieu de résidence et de défense. En 1883, le marquis de Lenoncourt, héritier par alliance, restaure le toit et modernise partiellement la structure avant de vendre le domaine vers 1890. Les fermes adjacentes, datées des XVIIIe et XIXe siècles (portes gravées en 1752 et 1775), complètent l’ensemble, entouré d’un parc aux arbres remarquables (chênes, hêtres, séquoias).
Classé Monument Historique le 20 juillet 1972, le château incarne l’héritage des maisons fortes d’Auvergne, conçues pour allier habitat seigneurial et protection. Son plan carré, sa tour de guet, et ses aménagements intérieurs (cheminées, pigeonnier) reflètent les besoins défensifs et domestiques des XVe–XVIe siècles. Les traces de remaniements ultérieurs (toiture, fermes) soulignent son adaptation aux époques suivantes, tout en préservant son caractère médiéval.