Construction initiale 1583 (≈ 1583)
Jean du Breil édifie le château en T renversé.
1745
Création des jardins
Création des jardins 1745 (≈ 1745)
Jardins à la française dessinés.
XVIIe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout de pavillons, chapelle et colombier.
1959
Classement MH
Classement MH 1959 (≈ 1959)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de la Bourbansais (sauf galerie Nord-Est) et son parc (cad. B 367, 368, 389 à 391, 400 à 425, 436 à 440) : classement par arrêté du 24 novembre 1959
Personnages clés
Jean du Breil - Seigneur de La Colombière
Commanditaire du château en 1583.
Mancel - Menuisier
Auteur des décors intérieurs (XVIIIe).
Louis Parent - Architecte
Projets inaboutis (fin XIXe).
Origine et histoire du Château de la Bourbansais
Le château de la Bourbansais, situé à Pleugueneuc en Ille-et-Vilaine, trouve ses origines sur des vestiges gallo-romains. Sa construction débute en 1583 sous l’impulsion de Jean du Breil, seigneur de La Colombière, qui érige un édifice en forme de T renversé avec une façade sud flanquée de tours et une tour d’escalier dans l’angle nord-est. Ce premier château, marqué par l’influence Renaissance, intègre des éléments défensifs comme des tourelles rondes coiffées de campaniles.
Au XVIIe siècle, le domaine subit des transformations majeures : deux pavillons avancés sont ajoutés (dont une chapelle au sud-ouest), ainsi qu’un colombier et un fruitier circulaire. La façade ouest devient une seconde entrée monumentale, orientée vers la route Rennes-Saint-Malo, reflétant l’évolution des usages du château, désormais moins défensif et plus résidentiel. Les propriétaires envisagent même un projet inspiré du palais du Parlement de Bretagne, qui ne verra jamais le jour.
Le XVIIIe siècle achève de donner au château son aspect actuel avec l’adjonction de trois pavillons à toiture brisée (angles sud-ouest, sud-est et nord-ouest) et des décors intérieurs signés par le menuisier Mancel. Les jardins à la française, dessinés en 1745, structurent le parc avec des perspectives sud et ouest, tandis qu’une douve murée protège la terrasse ouest. Malgré ces aménagements, certains projets ambitieux — comme ceux de l’architecte Louis Parent à la fin du XIXe siècle — restent inaboutis.
Classé monument historique en 1959, le château conserve des éléments architecturaux remarquables : frontons triangulaires, corniches à modillons, et une fuie (ancien colombier) témoignant de son passé seigneurial. Aujourd’hui propriété privée, il abrite également un zoo et se visite, perpétuant son lien avec le territoire breton et son histoire noble, depuis les Bourbans (famille citée au XVe siècle) jusqu’aux du Breil.
Le site illustre l’évolution des châteaux en Bretagne, passant de la forteresse médiévale à la résidence d’agrément, tout en intégrant des fonctions économiques (colombier, fruitier) et sociales (chapelle privée). Son parc, transformé au fil des siècles, mêle héritage paysager et adaptations contemporaines, comme la création du zoo adjacent.