Frise chronologique
1475
Première mention du fief
Première mention du fief
1475 (≈ 1475)
Fief relevant de l'Ile-Bouchard cité.
1510-1511
Autorisation de fortification
Autorisation de fortification
1510-1511 (≈ 1511)
Jean Prunier fortifie sa maison seigneuriale.
XVIIe siècle
Remaniments du manoir
Remaniments du manoir
XVIIe siècle (≈ 1750)
Logis médiéval transformé, grange construite.
1844-1848
Construction du château néo-classique
Construction du château néo-classique
1844-1848 (≈ 1846)
Bâti par Jacques Louis de Fadate.
1913
Agrandissement du château
Agrandissement du château
1913 (≈ 1913)
Ailes latérales ajoutées par Hardion.
1984
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1984 (≈ 1984)
Protection partielle du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château, de l'ancien logis et de la grange ; douves de l'ancien logis avec leur pont, y compris la tourelle d'angle (cad. A 367) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Jean Prunier - Seigneur de La Brêche |
Obtient l'autorisation de fortifier le manoir. |
| Jacques Louis de Fadate de Saint-Georges - Propriétaire au XIXe siècle |
Fait construire le château néo-classique. |
| Comte Dubois - Premier préfet de police de Napoléon |
Son mobilier Empire orne le château. |
| Architecte Hardion - Architecte en 1913 |
Conçoit les ailes latérales du château. |
Origine et histoire
Le château de la Brêche, mentionné dès 1475 comme fief relevant de l'Ile-Bouchard, était à l'origine un manoir seigneurial en pierre de taille (tufeau), entouré de douves et doté d'une tour circulaire transformée en pigeonnier. Ce logis du XVe siècle, fortement remanié au XVIIe siècle, conserve des éléments défensifs comme une baie à meneau et un larmier à culots, ainsi qu'une lucarnes à fronton triangulaire. Les dépendances, dont une grange du XVIIe siècle aux pignons typiques de Touraine, complètent cet ensemble médiéval.
Au début du XIXe siècle, sous la Restauration, Jacques Louis de Fadate de Saint-Georges et son épouse font construire un nouveau château de style néo-classique, quadrilatère à étages, avec un décor intérieur Empire (salons pompéiens, mobilier or et blanc). Ce relais de chasse, agrandi en 1913 par l'architecte Hardion avec des ailes latérales et des balustrades issues du château de Vitry, abrite alors le mobilier du comte Dubois, premier préfet de police de Napoléon. Les écuries, le chenil et la maison du gardien datent également du XIXe siècle.
Le site est partiellement inscrit aux Monuments Historiques depuis 1984, protégeant les façades, toitures, douves et la grange du XVIIe siècle. Le mobilier Empire, vendu dans les années 1980 à des collectionneurs belges, témoignait de son prestige passé. Les grilles en fer martelé et les toitures en terrasse ou ardoise illustrent l'évolution architecturale du domaine, entre héritage médiéval et transformations modernes.
Le cadastre de 1832 révèle un ancien corps de logis aujourd'hui disparu, remplacé par le château actuel. La tourelle d'angle, reconstruite en 1913 mais conservant un cul-de-lampe d'origine, et les douves toujours visibles rappellent son passé défensif. Le domaine, typique des fief tourain, mêle ainsi histoire seigneuriale, chasse aristocratique et patrimoine agricole, reflétant les mutations sociales de la région du XVe au XIXe siècle.