Château de la Brêche à Parçay-sur-Vienne en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Brêche

  • Château de la Brêche
  • 37220 Parçay-sur-Vienne
Crédit photo : Joël Thibault - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1475
Première mention du domaine
1510-1511
Fortification du manoir
XVIIe siècle
Remaniement du manoir
1832
Cadastre historique
1844-1848
Construction du relais
1913
Agrandissement du château
1984
Inscription partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château, de l'ancien logis et de la grange ; douves de l'ancien logis avec leur pont, y compris la tourelle d'angle (cad. A 367) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984

Personnages clés

Jean Prunier Propriétaire ayant obtenu l'autorisation de fortifier sa maison seigneuriale en 1510-1511.
Jacques Louis de Fadate de Saint-Georges Propriétaire ayant fait édifier une nouvelle demeure entre 1844 et 1848.
Architecte Hardion Architecte ayant conçu les plans des ailes latérales ajoutées en 1913.
Comte Dubois Premier préfet de police sous Napoléon Ier, dont le mobilier était abrité dans le château.

Origine et histoire du Château de la Brêche

Le domaine de La Brèche, fief relevant de l'Île-Bouchard, est mentionné pour la première fois en 1475. En 1510-1511, Jean Prunier obtient l'autorisation de fortifier sa maison seigneuriale. Le manoir primitif a été très remanié au XVIIe siècle ; sa tourelle d'angle a été reconstruite en 1913, le cul-de-lampe étant cependant d'origine. Au sud-est subsiste un logis du XVe siècle fortement transformé au XVIIe siècle. Au sud‑ouest se dresse une grange du XVIIe siècle dont le grand toit à deux pentes descend bas entre deux pignons terminés par des rondelis de pierre ; elle est maintenue par une chaîne de pierre centrale, élément typique du XVIIe siècle. La maçonnerie de blocage, parfaitement assisée, est caractéristique de la Touraine du sud, voisine du Poitou. Le cadastre de 1832 montre qu'au nord de la demeure seigneuriale existait alors un long corps de logis orienté nord‑ouest–sud‑est ; il n'en subsiste rien. Entre 1844 et 1848, Jacques Louis de Fadate de Saint‑Georges et son épouse font édifier à cet emplacement une nouvelle demeure qui, à l'origine, servait de relais de chasse et qui fut agrandie par l'adjonction d'ailes latérales en 1913 d'après les plans de l'architecte Hardion ; c'est désormais cet édifice que l'on nomme couramment "le château". Reconstruit sous la Restauration, le château de style néo‑classique du début du XIXe forme un quadrilatère comprenant un étage sur rez‑de‑chaussée ; chaque façade est percée de cinq ouvertures par étage et chaque niveau est séparé par un bandeau orné de petits modillons. L'ensemble est couvert en terrasse, à l'exception de la partie centrale. À l'intérieur, un salon de style Empire présente des décors pompéiens et un mobilier or et blanc. Le château abritait le salon et le mobilier du comte Dubois, premier préfet de police sous Napoléon Ier ; ce mobilier, provenant du château de Vitry, était encore en place en 1978 mais a ensuite été vendu à des acquéreurs belges à une date non précisée. Les balustrades et les grilles en fer forgé proviennent également du château de Vitry. Le chenil a vraisemblablement été construit en même temps que le relais de chasse ; les écuries datent du XIXe siècle et la maison du gardien de la fin du XIXe siècle. Le site est partiellement inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1984.

Liens externes