Frise chronologique
1793
Séquestre révolutionnaire
Séquestre révolutionnaire
1793 (≈ 1793)
Domaine confisqué comme bien d’émigrés.
début XVIIIe siècle
Construction du logis
Construction du logis
début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Logis et chapelle construits, bénédiction en 1726.
1980
Changement de propriétaires
Changement de propriétaires
1980 (≈ 1980)
Vente aux actuels propriétaires, famille Schreiner.
31 décembre 1993
Inscription MH
Inscription MH
31 décembre 1993 (≈ 1993)
Logis, enceinte et bâtiments annexes protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis, ainsi que ses murs d'enceinte et l'ensemble des bâtiments inclus dans cette enceinte (cad. C 682, 684) : inscription par arrêté du 31 décembre 1993
Personnages clés
| René de Vassoigne - Probable constructeur |
Aurait bâti le logis au XVIIe siècle. |
| Famille Voissagne - Propriétaires historiques |
Possède le domaine jusqu’au XIXe siècle. |
| Charles Bodard de La Jacopière - Dernier héritier |
Décès en 1980, entraînant la vente. |
| Marie-France et Jean-Luc Schreiner - Propriétaires actuels |
Acquéreurs du château en 1980. |
Origine et histoire
Le château de la Bréchinie est un manoir du XVIIIe siècle situé à Grassac, dans le département de la Charente, en Nouvelle-Aquitaine. Il relève historiquement de la baronnie de Marthon et fut construit au début du XVIIIe siècle, avec une chapelle bénie en 1726. Le domaine, séquestré en 1793 comme bien d’émigrés, a conservé des éléments architecturaux comme un toit mansardé, deux pavillons en saillie, et un mur d’enceinte cantonné d’une tourelle et d’un pigeonnier du XVIe siècle.
Le logis actuel, entouré de murs d’enceinte et de bâtiments annexes (chapelle, orangerie, grange), a été inscrit aux monuments historiques en 1993. Propriété des familles Voissagne puis Bodard de La Jacopière jusqu’au XXe siècle, il a été vendu en 1980 à Marie-France et Jean-Luc Schreiner. Les intérieurs, remaniés au XIXe siècle, conservent des sols en pitchats et une cave voûtée transformée en citerne. Le château a inspiré le roman La Maîtresse servante des frères Tharaud (1911).
Architecturalement, la façade est encadrée de pavillons et coiffée d’un toit à lucarnes. Le pigeonnier, datant du XVIe siècle, possède encore son échelle tournante. L’ensemble, ceint d’un mur de pierre, reflète les transformations successives, mêlant éléments défensifs (tours rondes) et résidentiels (orangerie du XIXe siècle).