Fondation du prieuré IXe siècle (≈ 950)
Fondation du prieuré de bénédictines dépendant de l'abbaye d'Ambronay.
XIe siècle
Première attestation
Première attestation XIe siècle (≈ 1150)
Le prieuré est attesté par les textes et commence à prospérer.
XIIe siècle
Prospérité et construction
Prospérité et construction XIIe siècle (≈ 1250)
Le prieuré prospère et des vestiges du cloître roman sont construits.
XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIIe siècle (≈ 1350)
Construction du porche de la chapelle Saint-Roch.
XVe-XVIe siècles
Construction du logis prioral
Construction du logis prioral XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Construction du logis prioral attribué à Maude de Bullioud.
XVIIe siècle
Abandon temporaire
Abandon temporaire XVIIe siècle (≈ 1750)
Le couvent est temporairement abandonné en 1653.
XVIIIe siècle
Suppression du prieuré
Suppression du prieuré XVIIIe siècle (≈ 1850)
Le prieuré est supprimé en 1752 et transformé en maison de maître.
XIXe siècle
Restauration et construction
Restauration et construction XIXe siècle (≈ 1865)
Restauration de l'ensemble et construction de nouveaux bâtiments.
1997
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1997 (≈ 1997)
L'ancien prieuré est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien prieuré en totalité, sol et bâti (cad. AH 1 à 4, 6 à 11) : inscription par arrêté du 30 décembre 1997
Personnages clés
Saint Barnard
Propriétaire de la terre où le prieuré a été fondé.
Maude de Bullioud
Prieure de 1515 à 1532, attribuée à la construction du logis prioral.
Jacquette
Prieure mentionnée dans un acte de 1267.
Origine et histoire du Château de La Bruyère
L'ancien prieuré de La Bruyère, aujourd'hui dit château de La Bruyère, se situe sur la commune de Saint-Bernard dans l'Ain. Fondé au IXe siècle comme prieuré de bénédictines dépendant de l'abbaye d'Ambronay puis du chapitre métropolitain de Lyon, il a été établi dans une propriété de saint Barnard et probablement fondé par une femme de sa famille ; il est attesté par les textes au XIe siècle et prospère aux XIe et surtout XIIe siècles. Du prieuré subsistent des vestiges datables du XIIe au XVe siècle, en particulier la galerie ouest du cloître roman du XIIe siècle, des vestiges de l'église et le porche de la chapelle Saint‑Roch, probablement du XIIIe siècle, réservé aux habitants du hameau. Le logis prioral des XVe‑XVIe siècles, attribué à Maude de Bullioud (prieure de 1515 à 1532), a fait l'objet d'adjonctions et de remaniements au début du XVIIe siècle. Le couvent connaît un abandon temporaire en 1653 et, quasiment déserté au XVIIIe siècle, il est supprimé en 1752, réuni au chapitre des chanoinesses comtesses de Neuville, puis vendu en lots et transformé en maison de maître appelée château de La Bruyère ; le corps principal est restauré intérieurement au milieu du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, l'ensemble est restauré en intégrant les vestiges du prieuré, avec démolition de petits bâtiments annexes et construction ultérieure d'une remise, d'une écurie et d'un fenil vers la fin du siècle. Une liste de vingt‑trois prieures est connue de 1276 à 1752, de nombreux legs en faveur du prieuré sont attestés dès 1176, et un acte de 1267 mentionne la reconnaissance d'une prieure nommée Jacquette à l'abbé d'Ambronay. L'ancien prieuré dans son ensemble, sols et bâti, est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 30 décembre 1997.