Premiers legs attestés 1176 (≈ 1176)
Prospérité économique du prieuré.
XIIe siècle
Apogée monastique
Apogée monastique XIIe siècle (≈ 1250)
Construction galerie cloître et église.
1653
Abandon temporaire
Abandon temporaire 1653 (≈ 1653)
Déclin avant la suppression.
1752
Vente et transformation
Vente et transformation 1752 (≈ 1752)
Devenu maison de maître.
30 décembre 1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 30 décembre 1997 (≈ 1997)
Protection des vestiges en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien prieuré en totalité, sol et bâti (cad. AH 1 à 4, 6 à 11) : inscription par arrêté du 30 décembre 1997
Personnages clés
Saint Barnard - Abbé d'Ambronay puis évêque
Propriétaire fondateur probable du prieuré.
Jacquette (de Ronchevol ?) - Prieure en 1267
Reconnaissance de suzeraineté à Ambronay.
Maude de Bullioud - Prieure (1515–1532)
Commanditaire du logis prioral.
Origine et histoire du Château de La Bruyère
Le château de La Bruyère trouve ses origines dans un prieuré bénédictin fondé au IXe siècle, dépendant de l’abbaye d’Ambrosnay puis du chapitre de Lyon. Les vestiges les plus anciens datent du XIIe siècle, notamment une galerie de cloître roman et des éléments de l’église priorale. Le prieuré, florissant aux XIe–XIIe siècles, bénéficiait de legs importants dès 1176 et était dirigé par des prieures attestées dès 1276. Son déclin s’amorce aux XVIIe–XVIIIe siècles, avec un abandon temporaire en 1653 et une vente définitive en 1752.
Le site est alors transformé en maison de maître dite château de La Bruyère, conservant des structures médiévales comme le logis prioral (XVe–XVIe siècles) et le porche de la chapelle Saint-Roch (XIIIe siècle). La galerie ouest du cloître roman, les contreforts, et la crypte partielle témoignent de son passé monastique. Classé Monument Historique en 1997, l’ensemble intègre aussi des aménagements du XVIIIe (escalier en pierre, terrasses) et du XIXe siècle (remise, écurie), mêlant héritage religieux et architecture résidentielle.
Les bâtiments, organisés en plan en U, entourent une cour avec un ancien cloître surmonté d’une galerie. Le corps principal, à double profondeur, donne sur une terrasse dominant la Saône, tandis que les ailes abritaient services et extensions. Le prieuré, initialement fondé dans une propriété de saint Barnard (abbé d’Ambrosnay puis évêque de Romans), fut probablement créé par une parente de ce dernier. Son histoire reflète les mutations d’un site monastique en résidence aristocratique, marqué par des phases de prospérité (XIIe siècle) et de déclin (XVIIIe siècle).