Frise chronologique
1204
Premier propriétaire connu
Premier propriétaire connu
1204 (≈ 1204)
Étienne de Feins cité comme seigneur.
1585
Érection en baronnie
Érection en baronnie
1585 (≈ 1585)
Par Henri III pour Jean II du Tillet.
1679
Titre de marquis
Titre de marquis
1679 (≈ 1679)
Charles du Tillet anobli par Louis XIV.
Fin XVIe - Début XVIIe siècle
Construction des bâtiments principaux
Construction des bâtiments principaux
Fin XVIe - Début XVIIe siècle (≈ 1725)
Sous la famille du Tillet.
1814
Achat par les Chasseval
Achat par les Chasseval
1814 (≈ 1814)
Alphonse de Chasseval nouveau propriétaire.
1962
Ouverture au public
Ouverture au public
1962 (≈ 1962)
Création du musée de la pêche.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Étienne de Feins - Premier seigneur connu (1204) |
Possiblement à l’origine de la construction. |
| Jean Ier du Tillet - Greffier et historien (XVIe s.) |
Propriétaire à partir de 1540. |
| Jean II du Tillet - Baron de la Bussière (1557-1588) |
Modernise château et domaine. |
| Charles du Tillet - Premier marquis (1679) |
Réaménage le parc à la française. |
| Alphonse de Chasseval - Propriétaire et maire (1814-1856) |
Construisit la tour Alphonse. |
| Henri de Chasseval - Fondateur du musée (1962) |
Ouvre le château au public. |
Origine et histoire
Le château de la Bussière, situé dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire, trouve ses origines dans un contexte médiéval marqué par son rôle stratégique. Son nom proviendrait du latin Buxeria, évoquant un lieu boisé, et son étang rappelle l’assainissement d’une zone autrefois marécageuse. Le premier propriétaire connu, Étienne de Feins, cité en 1204, aurait initié sa construction à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle. Le château servait alors de point de défense sur la route Paris-Lyon, tout en abritant une garnison et en stimulant l’économie locale grâce à des foires et marchés créés par ses seigneurs.
Du XIIIe au XVe siècle, le château évolue architecturalement pour s’adapter aux progrès de la poliorcétique, notamment face à l’artillerie. Les murs sont épaissis, des voûtes maçonnées renforcent les tours, et des modifications répondent aux besoins défensifs. La famille de Sancerre, puis les Froment et les Brinon, se succèdent comme propriétaires, chacun contribuant à son développement. Jean Brinon, au XVIe siècle, rétablit les foires et marchés, tandis que le château devient une étape sur la route royale Paris-Lyon, fréquentée par François Ier en 1533.
La famille du Tillet marque profondément l’histoire du château à partir de 1540. Jean Ier du Tillet, greffier au Parlement de Paris et historien, puis son fils Jean II, entreprennent d’importants travaux entre 1580 et 1588. Ce dernier modernise les communs, crée un parc de 60 hectares, et reconstruit l’église du village, détruite pendant les guerres de Religion. Le château, érigé en baronnie en 1585, devient un symbole de pouvoir local. Les du Tillet, proches des rois de France, y reçoivent des personnalités comme Charles IX en 1562.
Au XVIIe siècle, Charles du Tillet, nommé marquis de la Bussière en 1679, réaménage le parc à la française, potentiellement avec l’aide d’André Le Nôtre. Le château, moins fréquenté par ses propriétaires parisiens, conserve néanmoins son prestige. Au XIXe siècle, la famille de Chasseval acquiert le domaine en 1814. Alphonse de Chasseval, maire de la commune, y construit la tour Alphonse et modernise les intérieurs. Son fils Léon lance une restauration majeure en 1866, ajoutant une véranda et une salle à manger ornée de symboles liés à Henri IV.
En 1962, Henri de Chasseval ouvre le château au public, y installant un musée dédié à la pêche en eau douce, complété par des aquariums et une collection d’objets historiques. Le potager, restauré en 1992, obtient le label Jardin remarquable en 2004. Depuis 2012, Bertrand et Laure Bommelaer poursuivent les travaux de restauration, tout en développant des activités touristiques comme des chambres d’hôtes. Classé Monument historique en 1995, le château allie patrimoine architectural et vocation muséale.
Le château abrite également des objets rares, comme un cœlacanthe conservé depuis 1976, des fossiles de poissons, et des œuvres d’art liées à la pêche, illustrant son rôle unique dans la préservation de la mémoire halieutique. Le parc et le potager, réaménagés selon des techniques historiques, perpétuent une tradition horticole remontant au XVIIIe siècle.
Devenir actuel
Il héberge un musée international de la pêche.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.