Frise chronologique
XVIe siècle (première moitié)
Transformation de la Grange Deï
Transformation de la Grange Deï
XVIe siècle (première moitié) (≈ 1650)
Agrandissement et ajout d’un belvédère.
1650
Acquisition par Mathieu Durand
Acquisition par Mathieu Durand
1650 (≈ 1650)
Agrandissement du domaine par Anne Royet.
1712
Mariage Rouvière-Deï
Mariage Rouvière-Deï
1712 (≈ 1712)
Vente ultérieure aux chanoines de Saint-Paul.
1738
Mariage Gayot-Mascrany-Rouvière
Mariage Gayot-Mascrany-Rouvière
1738 (≈ 1738)
La Grange Dei devient château de la Bussière.
1790s
Épargné pendant la Révolution
Épargné pendant la Révolution
1790s (≈ 1790)
Grâce à Paul II Gayot Mascranny.
1889
Fin de l’occupation familiale
Fin de l’occupation familiale
1889 (≈ 1889)
Mort d’Amélie Gayot Mascranny.
1953
Transformation en fabrique
Transformation en fabrique
1953 (≈ 1953)
Production de luminaires jusqu’en 1999.
1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1997 (≈ 1997)
Protection des façades et décors intérieurs.
1999
Rachat par le Grand Lyon
Rachat par le Grand Lyon
1999 (≈ 1999)
Cession à la commune d’Oullins.
2017
Début des travaux de réhabilitation
Début des travaux de réhabilitation
2017 (≈ 2017)
Création de logements et salle municipale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; cour avec son portail d'entrée ; ancien bâtiment des communs sur la cour ; jardin ; pièces suivantes du rez-de-chaussée avec leur décor : salle à manger, salon jaune, salon rouge, boudoir, chambre Maréchal, ancienne salle à manger, salon des archives ; escalier en pierre dans l'aile nord-ouest avec sa cage et sa rampe en fer forgé (daté 1739) ; escalier en bois (daté 1741) dans l'aile sud-est avec sa cage (cad. E 145, 29) : classement par arrêté du 24 novembre 1997
Personnages clés
| Constance Deï - Épouse d’un drapier lyonnais |
Obtient des travaux par François Ier. |
| Mathieu Durand - Propriétaire en 1650 |
Agrandit la Grange Deï avec Anne Royet. |
| Lambert Rouvière - Époux d’Andrée Durand |
Revend le domaine en 1712. |
| Paul I Gayot Mascranny de la Bussière - Époux de Jeanne Marie Rouvière |
Donne son nom au château en 1738. |
| Paul II Gayot Mascranny - Descendant populaire pendant la Révolution |
Sauve le château de la destruction. |
| Amélie Gayot Mascranny - Dernière héritière en 1889 |
Fin de l’occupation familiale. |
Origine et histoire
Le château de la Bussière, situé à Saint-Marcel-l'Éclairé, trouve ses origines au XVIe siècle avec une maison forte appelée Grange Deï, agrandie et surmontée d’un belvédère. Au début du XVIIIe siècle, cette maison forte est remplacée par une maison des champs construite par la famille Gayot-Mascrany de la Bussière, qui embellit les jardins avec des fontaines et érige un colombier. Les bâtiments actuels, en forme de « L », conservent une façade ouest de style Renaissance, tandis que les décors intérieurs, datant de la fin du XVIIIe siècle, restent d’une grande authenticité.
La Grange Deï, habitée au XVIe siècle par un drapier lyonnais, est transformée grâce à l’intervention de François Ier, qui récompense Constance Deï, épouse du drapier, pour un service rendu. En 1650, Mathieu Durand et son épouse Anne Royet acquièrent la propriété et l’agrandissent. Leur fille, Andrée, épouse Lambert Rouvière en 1712, et le domaine est revendu aux chanoines de Saint-Paul. En 1738, Jeanne Marie Rouvière, fille d’Andrée, épouse Paul I Gayot Mascranny de la Bussière, apportant la Grange Dei en dot, qui prend alors le nom de château de la Bussière.
Durant la Révolution, le château est épargné grâce à la popularité de Paul II Gayot Mascranny auprès des habitants d’Oullins, qui le libèrent et protègent le domaine. Au XIXe siècle, après la mort d’Amélie Gayot Mascranny en 1889, dernière héritière sans descendance, le château cesse d’être habité. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert de refuge aux habitants du quartier. En 1953, les lieux sont transformés en fabrique de luminaires, avant d’être rachetés en 1999 par le Grand Lyon, puis cédés à la commune d’Oullins.
Depuis 1997, certaines parties du château (façades, toitures, jardins, et décors intérieurs) sont classées Monument Historique. En 2017, la ville d’Oullins lance un projet de réhabilitation pour y créer des logements et une salle municipale, tout en aménageant un jardin médiéval devant le château. Les travaux visent à préserver ce patrimoine Renaissance, marqué par l’histoire des familles lyonnaises et l’évolution industrielle de la région.
Les armoiries des familles Gayot, Mascrany et Gueston, associées au château, reflètent leur noblesse et leur influence. La famille Gayot, notamment, est l’une des premières à avoir introduit l’industrie de la soie à Lyon. Le château, aujourd’hui en cours de rénovation, incarne ainsi plusieurs siècles d’histoire locale, mêlant architecture, économie et vie sociale.