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Château de La Caunelaye en Côtes-d'Armor

Château de La Caunelaye

    1 La Caunelaye
    22130 Plancoët

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1480
Premières mentions feudales
1554
Érection en châtellenie
1718
Achats par les du Breil
1841
Rattachement à Plancoët
XVIIIe siècle
Transformation en château
Années 1970
Rénovations modernes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Bertrand Thomas - Seigneur feudataire Premier propriétaire connu en 1480.
Jean Thomas II - Chevalier et commandant Gouverneur de Montafilant, anobli par Charles IX.
Pierre Thomas - Gouverneur de Dinan Fils de Jean II, chevalier du Roi.
Louis-François Mathurin du Breil - Acquéreur en 1718 Vicomte, nouveau propriétaire du domaine.
Joseph-Victor du Breil de Pontbriand - Transformateur du château Agrandit le manoir au XVIIIe siècle.
Toussaint Marie du Breil de Pontbriand - Royaliste sous la Révolution Protège Plancoët des Républicains.

Origine et histoire

Le château de La Caunelaye, implanté à Plancoët dans les Côtes-d'Armor, est un monument dont les origines remontent à un ancien manoir en forme de T inversé. Les parties les plus anciennes, comme l’aile ouest et l’aile en retour au nord, témoignent de cette structure primitive. L’aile est, ajoutée au XVIIIe siècle, a modernisé la façade et agrandi le bâtiment. Les armoiries du couple Joseph-Victor du Breil de Pontbriand et Agathe du Plessis-Mauron, bûchées pendant la Révolution, rappellent les bouleversements politiques de l’époque.

Le domaine était à l’origine une seigneurie dotée de droits de haute justice, passée sous la commune de Plancoët en 1841. La famille Thomas, première propriétaire connue, y joua un rôle militaire et politique notable, avec des membres comme Jean Thomas II ou Pierre Thomas, gouverneur de Dinan et Saint-Lô. La transformation du manoir en château au XVIIIe siècle est attribuée aux du Breil de Pontbriand, dont Toussaint Marie se distingua comme royaliste pendant la Révolution. Le puits du XVIe siècle et les pièces d’eau, aujourd’hui partiellement disparues, évoquent l’ancienne organisation hydraulique du site.

L’architecture intérieure révèle des traces de modifications successives : cheminées du XVIe siècle dans l’aile ouest, fenêtres bouchées, et ajouts du XXe siècle comme la cuisine accolée à l’aile nord. Les pierres d’attente visibles sur les pignons est et ouest suggèrent un projet d’agrandissement inachevé. Le cadastre de 1827 mentionne une source alimentant viviers et jardins, aujourd’hui réduite à deux pièces d’eau. Le nom Caulnelaye, lié à la présence d’aulnes, reflète le paysage humide originel.

Le château conserve des éléments défensifs discrets, comme des grilles en fer aux fenêtres ou une baie murée dans la salle à manger, peut-être liée à d’anciennes fonctions de surveillance. Les lucarnes en chapeau de gendarme et le fronton triangulaire, dépouillé de ses armoiries, illustrent le style classique sobre du XVIIIe siècle. L’escalier monumental et la hauteur sous plafond des pièces principales soulignent le caractère résidentiel aristocratique du lieu.

Inscrit à l’inventaire général du patrimoine culturel, le château de La Caunelaye incarne l’évolution d’une seigneurie bretonne, des Thomas, feudataires du XVe siècle, aux du Breil de Pontbriand, acteurs des luttes politiques des XVIIIe et XIXe siècles. Son histoire mêle architecture, pouvoir local et adaptations aux contextes historiques, depuis la Renaissance jusqu’aux rénovations modernes.

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