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Château de La Cépière à Toulouse en Haute-Garonne

Haute-Garonne

Château de La Cépière

    5 Chemin du Pigeonnier de la Cépière
    31100 Toulouse
Propriété d'une société privée
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Château de La Cépière
Crédit photo : Elizloison - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Domaine comtal
1588
Construction du château
1745
Don au séminaire diocésain
XVIIe siècle
Agrandissements par les Bayard
1792
Vente comme bien national
1980
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; pigeonnier (cad. AH 186, 206) : inscription par arrêté du 31 décembre 1980

Personnages clés

Pierre de Vignaux - Négociant et capitoul Constructeur du château en 1588.
Michel de Bayard - Propriétaire et capitoul Embellit le château au XVIIe siècle.
Antoine de Calvet - Fondateur du séminaire Donateur du château en 1745.
Jean-Baptiste Sabatié - Propriétaire au XIXe siècle Modifia la tour carrée en 1810.
Bernard Cave - Promoteur immobilier Restaura le château dans les années 1970.

Origine et histoire

Le château de La Cépière, situé à Toulouse, trouve ses origines dans un domaine agricole médiéval appartenant aux comtes de Toulouse au XIIIe siècle. Ce lieu fut le théâtre d’un épisode de la croisade des albigeois en 1216, lorsque Simon de Montfort y rassembla des otages pour contraindre l’aristocratie toulousaine. Après la mort de Jeanne de Toulouse en 1271, le domaine fut intégré au domaine royal, puis passa aux mains de la famille de Goirans au XVe siècle, avant d’être acquis par le marchand Auger de Lacipière au milieu du XVIe siècle.

En 1588, le domaine, saisi pour dettes, fut acheté par Pierre de Vignaux, un riche négociant et capitoul toulousain, qui entreprit la construction du château actuel. Les travaux se poursuivirent sous la famille de Bayard au XVIIe siècle, avec des embellissements comme la tourelle sud-est et la façade sud. Le domaine, décrit comme vaste et incluant ferme, pigeonnier et jardins, devint un enjeu juridique face au prieuré de la Daurade, avant d’être cédé en 1736 après un procès coûteux.

En 1745, le château fut donné au séminaire diocésain de Toulouse par Antoine de Calvet, devenant une maison de campagne pour les prêtres. Après la Révolution, il fut vendu comme bien national en 1792, puis acquis par la famille Sabatié au XIXe siècle, qui y apporta des modifications architecturales. Au XXe siècle, le domaine fut intégré aux projets urbains toulousains, notamment la ZUP du Mirail, avant d’être restauré et transformé en résidences privées dans les années 1960-1980.

Le château, de plan en L et construit en brique, allie des éléments Renaissance (fenêtres à meneaux sculptés, atlantes, cariatides) et classiques. Son pigeonnier, daté de 1589, est l’un des plus anciens de Toulouse, caractérisé par sa structure en brique et sa tourelle d’accès. Les façades et toitures du château, ainsi que le pigeonnier, furent inscrits aux Monuments Historiques en 1980.

L’histoire du château reflète les évolutions sociales et urbaines de Toulouse, passant d’un domaine seigneurial à un lieu religieux, puis à une propriété privée intégrée dans le développement moderne de la ville. Son architecture, marquée par des influences successives, en fait un exemple notable du patrimoine toulousain, entre héritage médiéval et adaptations contemporaines.

Liens externes