Date gravée sur le puits 1625 (≈ 1625)
Provenant du château du Gage (Pleugueneuc).
XVIe siècle
Construction du pavillon Renaissance
Construction du pavillon Renaissance XVIe siècle (≈ 1650)
Logis initial attribué à François de Saint Amadour.
1702
Fondation d’une chapellenie
Fondation d’une chapellenie 1702 (≈ 1702)
Testament de Louis-Hercule de Francheville pour sept messes.
1976 et 2013
Classements Monuments Historiques
Classements Monuments Historiques 1976 et 2013 (≈ 2013)
Protection du logis, colombier et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, à savoir : le logis en totalité ; le colombier en totalité ; l'orangerie pour ses façades et toitures ; les douves, l'avant-cour, la cour, les jardins, le mail en totalité ; l'avenue d'entrée et les esplanades bordant les douves, pour leurs sols d'assiette ; les deux allées et la partie boisée de l'ancien parc, pour leurs sols d'assiette (cad. A 151, 152, 156, 203 à 205, 206 pour sa partie non boisée bordant les douves, 293 à 296, 298, 300 à 302, 304, 645, 759, 762, 795) : inscription par arrêté du 19 septembre 2013
Personnages clés
François de Saint Amadour - Seigneur de la Chapelle-aux-Filtzméens (1513)
Chambellan du duc François II, probable commanditaire.
Louis-Hercule de Francheville - Seigneur de Québriac (début XVIIIe)
Fonda une chapellenie en 1702.
Origine et histoire
Le château du Logis, situé à La Chapelle-aux-Filtzméens en Ille-et-Vilaine, est un monument emblématique des XVIe, XVIIe et XIXe siècles. Son plan en U, avec un corps central asymétrique et des ailes de volumes distincts, reflète des campagnes de construction successives. La façade sud, ornée de décors Renaissance (ordres dorique, ionique et corinthien), contraste avec la sobriété de la façade nord. Les matériaux, moellons de granite et pierre calcaire, ainsi que les armoiries non identifiées et un cadran solaire, témoignent de son prestige passé. Le site, proche de la rivière Donac et du canal d’Ille-et-Rance, était stratégiquement placé pour protéger le prieuré voisin, déjà endommagé lors des conflits liés à Jean Sans Terre.
L’histoire du château reste partiellement énigmatique, bien que des traces d’une motte castrale (« pré des mottes ») suggèrent une origine médiévale. Au XVIe siècle, la seigneurie appartenait à François de Saint Amadour, chambellan du duc François II et capitaine de Saint-Aubin-du-Cormier, dont la richesse explique la qualité des vestiges Renaissance. Le logis actuel, majoritairement du XVIIe siècle, fut remanié au XVIIIe (boiseries Louis XV, escalier rampe sur rampe) et complété par un colombier du XVIIe siècle, exceptionnellement bien conservé avec ses 3 000 boulins et son échelle tournante. Une chapelle dédiée à Notre-Dame, mentionnée en 1702 par Louis-Hercule de Francheville, a aujourd’hui disparu.
Le domaine, organisé autour de deux cours rectangulaires, incluait autrefois des jardins structurés (parc, labyrinthe, orangerie du XVIIIe siècle) et une métairie du XIXe siècle, encore visible. Le puits de 1625, originaire du château du Gage, porte les armes de la famille de Saint-Gilles. Classé Monument Historique en 1976 puis 2013, le site abrite désormais un camping 5 étoiles, tout en préservant des éléments protégés comme les douves, l’avant-cour, et les allées du parc. Les boiseries intérieures, la cheminée monumentale et le décor Renaissance en font un témoin majeur de l’architecture bretonne.
Les sources soulignent l’importance défensive et seigneuriale du château, lié à l’histoire du diocèse de Dol et aux familles nobles locales. Son évolution architecturale, des vestiges médiévaux aux ajouts classiques, illustre les transitions stylistiques et sociales en Bretagne. Malgré la destruction de la chapelle et la transformation partielle en espace touristique, le site conserve une cohérence historique, renforcée par son inscription au titre des monuments historiques pour ses façades, toitures, et éléments paysagers.
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