Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Château fortifié médiéval avec donjon et douves.
1400
Acquisition et description
Acquisition et description
1400 (≈ 1400)
Acte mentionnant donjon, tours et fossés.
début XVIIe siècle (après 1616)
Reconstruction par Louis de Bourbon-Soissons
Reconstruction par Louis de Bourbon-Soissons
début XVIIe siècle (après 1616) (≈ 1704)
Transformation en résidence aristocratique moderne.
10 avril 1990
Classement monument historique
Classement monument historique
10 avril 1990 (≈ 1990)
Protection du château, douves et éléments intérieurs.
2018
Sélection pour le Loto du patrimoine
Sélection pour le Loto du patrimoine
2018 (≈ 2018)
Projet prioritaire de restauration et sauvegarde.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, y compris la grille d'honneur, les douves, les murs de soutènement et le pont qui prend appui sur elles et donne accès à la cour d'honneur (cad. ZA 118) : classement par arrêté du 10 avril 1990
Personnages clés
| Jean Juvénal des Ursins - Prévôt des marchands de Paris |
Propriétaire du château au XIVe siècle. |
| Louis de Bourbon-Soissons - Prince de Condé |
Reconstruit le château après 1616. |
Origine et histoire
Le château de La Chapelle-Gauthier, implanté dans le département de Seine-et-Marne en Île-de-France, trouve ses origines au XIIe siècle. Le site, décrit en 1400 comme un « chasteau et maison seigneuriale ancien fort et bien logeable », comportait alors un donjon, des murailles, des pont-levis, des douves et quatre tours d’angle. Ce château fortifié illustre l’architecture défensive médiévale, tout en étant adapté à une résidence seigneuriale confortable. Son acquisition en 1400 et sa description détaillée dans les actes notariés témoignent de son importance stratégique et résidentielle dès le Moyen Âge.
Au XIVe siècle, le château appartient à Jean Juvénal des Ursins, prévôt des marchands de Paris, figure influente de l’administration royale et de la bourgeoisie parisienne. Ce personnage marque l’ancrage du monument dans les réseaux de pouvoir de l’époque, liant la seigneurie locale aux institutions urbaines. La propriété change de mains au début du XVIIe siècle, lorsque Louis de Bourbon-Soissons, prince de Condé, entreprend une reconstruction majeure après 1616. Cette phase transforme le château médiéval en une résidence aristocratique moderne, reflétant les goûts architecturaux de la Renaissance tardive et du classicisme naissant.
Classé monument historique depuis le 10 avril 1990, le château inclut dans sa protection les douves, le pont d’accès, la grille d’honneur et les murs de soutènement. Une partie du bâtiment abrite aujourd’hui la mairie de La Chapelle-Gauthier. Sélectionné par la mission du Loto du patrimoine en 2018, il figure parmi les projets prioritaires pour la sauvegarde du patrimoine en péril. Son état actuel mêle ainsi vestiges médiévaux, aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles, et usages contemporains, tout en soulignant les défis de sa préservation.
Situé entre Melun et Provins, le château s’inscrit dans un territoire marqué par l’histoire féodale et les échanges commerciaux. La région, alors sous influence capétienne, voit se développer des seigneuries puissantes, dont celle de La Chapelle-Gauthier, liée aux dynamiques politiques et économiques de l’Île-de-France. Les transformations successives du château reflètent ces évolutions, depuis sa fonction défensive initiale jusqu’à son rôle de résidence d’agrément, puis d’équipement public.
Les éléments protégés, tels que le décor intérieur et les structures extérieures (douves, pont, clôtures), attestent de la richesse patrimoniale du site. La propriété communale assure aujourd’hui sa gestion, tout en ouvrant des perspectives pour sa valorisation touristique et culturelle. Le classement et les projets de restauration récents (comme le Loto du patrimoine) visent à pérenniser ce témoignage multiséculaire de l’histoire française.