Château de la Chaussière à Vieure dans l'Allier

Château de la Chaussière

  • 03430 Vieure
Propriété privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1876-1878
Construction du château
21 mai 2007
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château en totalité, y compris ses décors et aménagements intérieurs (hall, galerie, escalier d'honneur, vestibule, chapelle, sacristie, cuisine, fruitier, salle à manger, salon, billard-bibliothèque, bureau, chambres) et son parc, avec ses clôtures, la maison du jardinier, l'enclos du verger et du potager avec ses serres, les écuries, remises et autres dépendances (pédiluve, chenil, lavoir, hangars, logements des domestiques) (cad. A 76 à 79, 179) : inscription par arrêté du 21 mai 2007

Personnages clés

Théodore Riant Initiateur de la construction du château.
Alfred Coulomb Architecte chargé des travaux, élève de Viollet-le-Duc.
Monseigneur de Dreux-Brézé Évêque de Moulins ayant posé la première pierre.

Origine et histoire

Le château de la Chaussière, situé sur une éminence au nord-est du bourg de Vieure (Allier), domine la route d'Ygrande (D 94). Construit entre 1876 et 1878 à l'initiative de Théodore Riant, il constitue un témoignage de l'architecture romantique en Bourbonnais. L'architecte Alfred Coulomb, élève de Viollet‑le‑Duc, fut chargé des travaux et la première pierre fut posée par Monseigneur de Dreux‑Brézé, évêque de Moulins. Bâti en corps unique allongé, le château associe des éléments néogothiques et néo‑Renaissance dans un parti décoratif de type « Louis XIII », fondé sur le contraste de la brique, de la pierre et de l'ardoise. Le plan comporte une partie sud‑ouest légèrement élargie et, sur la façade latérale gauche, l'abside pentagonale de la chapelle. La façade principale, orientée au sud‑est, est rythmée par une échauguette en encorbellement coiffée d'un toit en poivrière qui s'élève sur les premier et second étages. À droite, au rez‑de‑chaussée, la chapelle présente trois fenêtres ogivales surmontées d'archivoltes retombant sur des chapiteaux à feuillages. L'abside porte un balcon à balustrade séparée par des arcs gothiques, orné de quatre pinacles aux angles supérieurs et de quatre gargouilles aux angles inférieurs. La façade d'entrée, côté nord‑ouest, s'ouvre sur une porte surmontée d'un tympan limité par un arc gothique arrondi, décoré de pinacles et de crochets feuillagés retombant sur des chapiteaux végétaux ; on y lit l'inscription latine Salve hospes. L'intérieur conserve une galerie d'entrée au plafond à la française renforcé de tringles de fer et une cheminée imitant les modèles médiévaux, au manteau très élevé. Quatre portes à deux panneaux sont ornées d'une frise de médaillons quadrilobés sous une archivolte moulurée reposant sur des chapiteaux feuillagés. L'escalier à vis, logé dans une cage percée d'arcs en plein cintre et soutenue par des piliers massifs, manifeste une inspiration médiévale également présente dans la rampe, dont les balustres sont séparés par des arcs en tiers‑point outrepassé. La construction a employé des procédés modernes pour l'époque, notamment des poutrelles de fer et du béton pour les planchers et les combles. Pastiche combinant gothique et style Louis XIII, l'édifice illustre les recherches stylistiques du xixe siècle et a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 21 mai 2007.

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