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Château de La Côte-Saint-André dans l'Isère

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style néo-Renaissance

Château de La Côte-Saint-André

  • 1-23 Rue des Remparts
  • 38260 La Côte-Saint-André
Château de La Côte-Saint-André
Château de La Côte-Saint-André
Château de La Côte-Saint-André
Château de La Côte-Saint-André
Château de La Côte-Saint-André
Château de La Côte-Saint-André
Crédit photo : Laurent Espitallier - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
38260 La Côte-Saint-André, 1-23 Rue des Remparts

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1273
Construction initiale
XIVe siècle
Rattachement au Dauphiné
1518
Saccage du château
1869
Achat par les maristes
1906
Acquisition par la commune
1983
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Escalier avec sa cage et sa rampe à balustres ; cheminée du rez-de-chaussée ; salle dite de Louis XI (cad. E 159) : classement par arrêté du 21 mars 1983

Personnages clés

Philippe Ier de Savoie - Commanditaire du château Lance la construction en 1273.
Frères maristes - Propriétaires au XIXe siècle Transforment le château en 1869.
Johan Barthold Jongkind - Peintre impressionniste Représente le château en 1878.

Origine et histoire du Château de La Côte-Saint-André

Le château de La Côte-Saint-André, surnommé « château Louis XI », trouve ses origines au XIIIe siècle sous l’impulsion de Philippe Ier de Savoie, qui le fait construire en 1273 pour protéger la paroisse des incursions dauphinoises. À cette époque, la région dépendait de la maison de Savoie, et le château jouait un rôle défensif stratégique. Au XIVe siècle, après le rattachement de la ville au Dauphiné, l’édifice devient un lieu de pouvoir : les États du Dauphiné s’y réunissent, marquant son importance politique. Cependant, son déclin s’amorce au XVIe siècle : saccagé en 1518 par des mercenaires de retour des guerres d’Italie, puis endommagé lors des guerres de religion, il tombe en ruine et perd sa fonction militaire.

Au XIXe siècle, le château connaît une nouvelle vie lorsque les frères maristes l’acquièrent en 1869. Ils surélèvent un étage du bâtiment central et le transforment en établissement religieux, avant qu’il ne devienne une école publique après son rachat par la commune en 1906. Les travaux de restauration se poursuivent au XXe siècle, notamment dans les années 1970, avec la réfection de la toiture, le chaînage des murs porteurs et l’étanchéité du belvédère. Ces interventions visent à préserver son patrimoine architectural, partiellement classé Monument Historique depuis 1983 (escalier d’honneur, salle Louis XI, cheminée monumentale).

Aujourd’hui, le château allie héritage médiéval et réaménagements modernes. Sa cour intérieure, dotée d’un dôme transformé en auditorium, accueille chaque année le Festival Berlioz, tandis que ses salles abritent des projets culturels (bibliothèque, école de musique). Bien que le musée du Paradis du Chocolat (1994–2019) ait fermé, l’édifice reste un symbole local, mêlant histoire savoyarde, dauphinoise et vocation contemporaine. Son architecture, marquée par des éléments des XVIIe et XIXe siècles (façade rectangulaire, décors intérieurs classés), en fait un témoignage des évolutions politiques et religieuses de la région.

Le site est également lié à l’art : le peintre Johan Barthold Jongkind, précurseur de l’impressionnisme, y séjournant en 1878, a immortalisé la cité et son château dans des aquarelles. Cette dimension artistique, couplée à son rôle dans les manifestations culturelles actuelles, renforce son ancrage dans le patrimoine vivante d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Liens externes

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