Inscription MH 2010-07-02 (≈ 1009)
Protection des façades, parc et fabriques.
1787
Premier plan terrier
Premier plan terrier 1787 (≈ 1787)
Représentation du domaine des Migneaux existant.
1898
Construction du logis
Construction du logis 1898 (≈ 1898)
Réalisée par Tropey-Bailly.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du bâtiment principal d'habitation et de communs ; l'ensemble du domaine clos de murs ; l'ensemble des fabriques (cad. AL 212, 250, 251) : inscription par arrêté du 2 juillet 2010
Personnages clés
Pierre-Antoine Lucien Tropey-Bailly - Architecte
Concepteur du château en 1898.
Origine et histoire du Château de la Coudraie
Le domaine des Migneaux, dont l’origine remonte au moins à 1787, est représenté sur un plan terrier de cette époque. On y distingue déjà le pavillon d’entrée et le ruisseau traversant le vallon. Ce site historique, marqué par une occupation ancienne, a été profondément remanié à la fin du XIXe siècle pour donner naissance au château actuel.
La construction du logis principal est réalisée en 1898 par l’architecte Pierre-Antoine Lucien Tropey-Bailly. Le parc, organisé de part et d’autre du ruisseau, est aménagé pour créer des perspectives visuelles depuis la demeure et vers elle. Les essences végétales, disposées sur de vastes pelouses, soulignent des points de vue stratégiques, reflétant l’esthétique paysagère de l’époque.
Le château de la Coudraie est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 2 juillet 2010. Cette protection concerne les façades et toitures du bâtiment principal, les communs, l’intégralité du domaine clos de murs, ainsi que l’ensemble des fabriques (éléments architecturaux d’agrément). Le site reste aujourd’hui une propriété privée, sans indication publique sur son accessibilité ou sa vocation actuelle.
L’architecte Tropey-Bailly, figure clé de ce projet, a conçu un ensemble cohérent où l’architecture et le paysage dialoguent. Le ru, élément naturel préexistant, structure les aménagements et sert de fil conducteur aux vues paysagères. Les choix esthétiques et fonctionnels reflètent les tendances de l’aristocratie et de la bourgeoisie de la Belle Époque, soucieuses de créer des résidences à la fois luxueuses et intégrées à leur environnement.