Frise chronologique
1170
Première mention
Première mention
1170 (≈ 1170)
Philippe Berruyer, seigneur du lieu
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Château fort défensif par les Berruyer
3e quart XVIe siècle
Reconstruction Renaissance
Reconstruction Renaissance
3e quart XVIe siècle (≈ 1662)
Corps de logis et aile actuelle
1822
Changement de propriété
Changement de propriété
1822 (≈ 1822)
Héritage après décès de Louise-Élisabeth Vau
3 juin 1932
Inscription MH
Inscription MH
3 juin 1932 (≈ 1932)
Château et pavillon d’entrée protégés
13 juillet 1942
Classement MH
Classement MH
13 juillet 1942 (≈ 1942)
Manoir classé au titre MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château et son pavillon d'entrée (cad. ZK 67) : inscription par arrêté du 3 juin 1932 ; Le manoir du château (cad. ZK 67) : classement par arrêté du 13 juillet 1942
Personnages clés
| Philippe Berruyer - Seigneur fondateur |
Premier propriétaire mentionné en 1170 |
| Louise-Élisabeth Vau de Rivière - Propriétaire décédée en 1822 |
Transmission à sa descendance (Dujon, Monteynard) |
| Charles-Joseph de Rochefort - Comte et seigneur |
Propriétaire parmi les Rochefort (XVIIIe siècle) |
| Suzanne du Buit - Propriétaire par alliance |
Transmet le château aux Gradis (XXe siècle) |
| Jean Gradis - Héritier par mariage |
Propriétaire avant Patrice Leroy-Beaulieu |
| Patrice Leroy-Beaulieu - Dernier propriétaire connu |
Héritier de Jean Gradis (XXe-XXIe siècle) |
Origine et histoire
Le château de la Cour-au-Berruyer, situé à Cheillé (Indre-et-Loire), trouve ses origines au XIIe siècle avec une vocation défensive sous la famille Berruyer, mentionnée dès 1170 avec Philippe Berruyer comme premier seigneur connu. Le site évolue au fil des siècles, passant entre les mains de familles nobles comme les Le Simple, les de Mondion, ou les de Rochefort, qui marquent son histoire par des alliances et des héritages successifs. Le château actuel, construit au 3e quart du XVIe siècle, conserve des éléments Renaissance comme des lucarnes en pierre, des cheminées monumentales, et une galerie sur arcades, reflétant l’influence architecturale de l’époque Henri II.
Classé Monument Historique en deux temps (inscription en 1932 pour le château et son pavillon d’entrée, classement en 1942 pour le manoir), le domaine illustre une stratification historique complexe. Parmi ses propriétaires notables figurent Louise-Élisabeth Vau de Rivière (décédée en 1822), dont la descendance transmet le château à des familles comme les Dujon, Monteynard, ou Ferry du Pommier. Au XXe siècle, il passe aux Goüin, Ségur-Lamoignon, puis aux Gradis et Leroy-Beaulieu par héritage. Son plan combine un corps de logis principal, une tour d’escalier, et un ancien manoir Renaissance aux fenêtres encadrées de pilastres.
L’édifice mêle ainsi des traces médiévales (donjon, ouvrage d’entrée) et des ajouts Renaissance, témoignant des transformations liées à ses propriétaires successifs. Les protections au titre des Monuments Historiques soulignent sa valeur patrimoniale, tandis que sa localisation en Touraine, région marquée par une dense concentration de châteaux, renforce son intérêt historique. Les sources (Wikipédia, Monumentum) confirment son rôle de résidence seigneuriale, puis de propriété privée préservée jusqu’à aujourd’hui.