Frise chronologique
1419
Mariage de Jacques de Menthon
Mariage de Jacques de Menthon
1419 (≈ 1419)
Union avec Bérangère Guersi d’Avalon
1457
Testament d’Amédée de Menthon
Testament d’Amédée de Menthon
1457 (≈ 1457)
Rédigé au château de la Cour
début XVe siècle
Premières mentions écrites
Premières mentions écrites
début XVe siècle (≈ 1504)
Acte d’inféodation aux Menthon-La Balme
1722
Inventaire du château
Inventaire du château
1722 (≈ 1722)
Mobilier et tapisseries recensés
1793
Mort de Paul de Menthon
Mort de Paul de Menthon
1793 (≈ 1793)
Dernier héritier en exil
1898
Vente du château
Vente du château
1898 (≈ 1898)
Acquis par le baron de Machard
XXe siècle
Transformations néo-médiévales
Transformations néo-médiévales
XXe siècle (≈ 2007)
Ajouts par la famille de Guigné
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jacques de Menthon - Seigneur de La Balme (début XVe) |
Premier Menthon attesté à la Cour |
| Amédée de Menthon - Héritier (milieu XVe) |
Testament rédigé au château |
| Jean-Baptiste de Menthon (1651–1722) - Baron de Gruffy |
Modernise le château au XVIIIe |
| Joseph-Bernard de Menthon - Dernier propriétaire Menthon |
Père de Paul, émigré en 1793 |
| Anne de Guigné (1911–1922) - Figure religieuse |
Née au château, déclarée vénérable |
Origine et histoire
Le château de la Cour, attesté au XVe siècle, se dresse sur la commune d’Annecy-le-Vieux en Haute-Savoie. Initialement une maison-forte, il appartient dès 1419 à la branche La Balme de la famille de Menthon, qui en fait sa résidence principale. Les premières mentions écrites datent d’un acte d’inféodation au comte de Savoie, conservé dans les archives du château jusqu’au XVIIIe siècle. Le site, probablement plus ancien, domine le lac d’Annecy et est entouré d’un parc arboré.
Du XVe au XVIIIe siècle, les Menthon-La Balme transforment progressivement la forteresse en une demeure seigneuriale. Jacques de Menthon (début XVe) et son fils Amédée (testament en 1457) y résident. Au XVIIe siècle, Jean-Baptiste de Menthon (1651–1722) modernise le château : restauration des tours, création d’un jardin à la française, d’une orangerie et d’une fontaine. Un inventaire de 1722 révèle un mobilier luxueux (tapisseries, miroirs, armes) et une chapelle dédiée à saint Bernard de Menthon.
La Révolution marque un tournant : le dernier héritier Menthon, Paul, émigre et meurt en 1793. Sa mère, restée au château, protège des prêtres réfractaires. Au XIXe siècle, le domaine passe aux Livet par mariage, puis est vendu en 1898 au baron de Machard. Au XXe siècle, la famille de Guigné ajoute des éléments néo-médiévaux (tour carrée, échauguettes) et y voit naître Anne de Guigné (1911–1922), déclarée vénérable par l’Église.
Architecturalement, le château s’organise autour d’une cour intérieure accessible par un porche est. Le corps de logis sud, flanqué d’une tour carrée à l’ouest, ouvre sur une terrasse avec vue sur le lac. Les transformations des XIXe–XXe siècles (avant-corps central, toiture à quatre pans) altèrent son aspect d’origine, tout en conservant des éléments du XVIIIe siècle, comme la façade élégante aménagée par Jean-Baptiste de Menthon.