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Château de la Cour en Mayenne

Château de la Cour

    1 Château de la Cour
    53200 Fromentières

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1410
Première mention écrite
vers 1450
Manoir principal de la paroisse
1633
Décès d'Anne Le Voyer
1770
Reconstruction de la chapelle
1795
Perquisitions révolutionnaires
1809
Transfert de la relique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Mathurin de Montalais - Constructeur du château Seigneur et commanditaire des lieux.
Anne Le Voyer - Épouse de Mathurin Décédée en 1633, accusée de dettes.
Louise-Françoise d’Héliand - Propriétaire en 1795 Cible des républicains pendant la Révolution.
Abbé Angot - Historien local Auteur des recherches sur le château.

Origine et histoire

Le château de la Cour, initialement nommé La Quanterie ou Canterie, est un fief seigneurial mentionné dès 1410 sous l’appellation Capellania de la Cantière. Situé à 1 200 mètres à l’est du bourg de Fromentières, il devient le principal manoir de la paroisse vers 1450, distinct à l’origine des seigneurie des Puisiers. Les archives révèlent des féages s’étendant sur plusieurs paroisses voisines, dont Laval, mais leur origine exacte reste inconnue pour l’abbé Angot, qui suppose une scission ancienne entre les fiefs.

La construction du château est attribuée à Mathurin de Montalais. Son épouse, Anne Le Voyer, décède en 1633 après des conflits familiaux liés à des dettes contractées. En 1795, la propriété appartient à Louise-Françoise d’Héliand et sa fille Amédée Pouteau. Pendant la Révolution, les républicains y effectuent des perquisitions : en octobre 1795, ils saisissent du vin et du cidre cachés ; en décembre, l’arrestation de deux hommes de confiance est déclenchée par la découverte d’un fusil orné d’un Cœur-de-Jésus.

Architecturalement, le château se distingue par ses douves partiellement conservées, ses tours d’angle et une tour à toit pointu. Ses grandes fenêtres et ses trois frontons Louis XV, dont un casque-hublot éclairant l’escalier, lui donnent un caractère unique. La chapelle, dédiée à sainte Marguerite avant 1410, est reconstruite en 1770 avec un transept et trois autels. Elle abrite une relique de la Vraie Croix, transférée en 1809 à l’église paroissiale, avant de tomber en ruine.

Les archives mentionnent des accidents tragiques, comme la noyade d’un pauvre dans les douves en janvier 1674. Le domaine inclut plusieurs terres (le Buharet, la Poitevinière) et une chapelle générant 600 à 700 livres de revenus annuels en 1778. Les registres paroissiaux et les notes de l’abbé Angot, basées sur des sources comme les Archives départementales de la Mayenne ou le Chartrier de l’Abbaye de Bellebranche, documentent son histoire jusqu’au XIXe siècle.

Liens externes