Aveu seigneurial 1665 (≈ 1665)
Description détaillée du manoir et de ses dépendances.
XVIIe siècle
Cadran solaire signé
Cadran solaire signé XVIIe siècle (≈ 1750)
Œuvre de François Letonnelier du Ribay dans les jardins.
XIXe siècle
Aménagement des jardins
Aménagement des jardins XIXe siècle (≈ 1865)
Plantation de charmilles dans les espaces extérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Abbé Angot - Historien local
A décrit le cadran solaire et les archives.
François Letonnelier du Ribay - Artisan
Auteur du cadran solaire du XVIIe siècle.
Origine et histoire
Le château de la Cour est un manoir situé à Sainte-Gemmes-le-Robert, dans le département de la Mayenne, en région Pays de la Loire. Il se trouve près du bourg, sur la route d’Évron. Le site est mentionné dès 1665 dans un aveu qui décrit un ensemble seigneurial incluant un corps de logis, un pavillon, une tour-escalier, une étable appelée la Forge, un portail à pont-levis en bois, et des fossés défensifs. Une fuye (colombier) à pied servait aussi de fortification. Ces éléments, partiellement disparus aujourd’hui, témoignent d’une architecture défensive et résidentielle typique de l’époque moderne.
L’ancien logis, dominé par un pavillon à toit élevé, subsiste encore, de même qu’un pavillon isolé en bordure des douves. Les jardins, aménagés au XIXe siècle, étaient ornés de vastes charmilles. Un cadran solaire du XVIIe siècle, observé par l’abbé Angot, portait la signature de François Letonnelier du Ribay, artisan local. Ce cadran, bien que dépourvu d’inscription initiale selon Angot, illustre l’importance des décors scientifiques et symboliques dans les demeures seigneuriales de l’époque.
Le fief de la Cour, bien que siège de la seigneurie paroissiale, ne possédait qu’une justice foncière (limité aux litiges liés à la terre) et dépendait en partie de la seigneurie de Cordouan. Parmi les coutumes locales, la frarache du Mazeril devait offrir une couronne de roses à six rangs lors de la Pentecôte, puis deux rameaux de laurier à Pâques fleuries. Ces traditions reflètent les liens féodaux et religieux qui structuraient la vie rurale en Mayenne.
Les archives mentionnent des titres se rapportant à la Cour et au Plessis-Buret, ainsi que des registres paroissiaux de Sainte-Gemmes. Les sources citées par l’abbé Angot incluent des documents des Archives départementales de la Sarthe et des Archives nationales (série KK. 324), confirmant l’ancrage historique du site dans les réseaux seigneuriaux et administratifs de la région.
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