Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de la Crouzillière à Joué-lès-Tours en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Crouzillière

  • Château de la Crouzillière
  • 37300 Joué-lès-Tours
Propriété privée
37300 Joué-lès-Tours, Château de la Crouzillière

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Origine du fief
1838
Démolition partielle
6 mars 1947
Inscription MH
1974
Loti du parc
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et la toiture du bâtiment d'habitation, les tours, les ruines de la porte et de la fuye : inscription par arrêté du 6 mars 1947

Personnages clés

Jacques de Beaujeu-Amplepuis - Conseiller et chambellan du roi Seigneur du château, époux de Jacqueline Jouvenel
Jacques de Beaune - Baron de Semblançay et maire de Tours Propriétaire influent sous François Ier
Jacques Gaultier de Brûlon (père et fils) - Trésoriers de France et maires de Tours Famille propriétaire aux XVIIe-XVIIIe siècles
Gabriel de Razilly - Chevalier de Malte et lieutenant du roi Derniers seigneurs avant transformations
Laurent d'Allard - Commissaire de l'artillerie, chevalier de Saint-Louis Propriétaire au XVIIIe siècle

Origine et histoire du Château de la Crouzillière

Le château de la Crouzillière, situé à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), remonte au XVIe siècle, bien que son fief soit attesté dès le XVe siècle sous la dépendance du Plessis-lèz-Tours, puis du château de Tours. Le logis seigneurial, aujourd’hui disparu, fut démoli en 1838, mais deux tours (nord et sud-ouest) et les ruines d’une troisième (nord-est) subsistent. Un oratoire, décoré de peintures partielles, occupait le rez-de-chaussée de la tour nord. Le pigeonnier, une tour cylindrique visible jusqu’en 1949, a depuis disparu, et le parc fut loti en 1974.

Le château a appartenu à une succession de seigneurs influents, dont des conseillers du roi, des maires de Tours, et des trésoriers de France. Parmi eux, Jacques de Beaune, baron de Semblançay et maire de Tours, ou encore les Gaultier de Brûlon, famille de trésoriers et maires tourangeaux. Le site fut inscrit aux monuments historiques le 6 mars 1947 pour ses façades, toitures, tours, et vestiges de la porte et de la fuye (pigeonnier).

Les éléments protégés incluent les façades et toitures du bâtiment d’habitation, les tours restantes, ainsi que les ruines de la porte et de l’ancienne fuye. Le château illustre l’architecture seigneuriale de la Renaissance en Touraine, marquée par des transformations et des destructions partielles au XIXe siècle. Son histoire reflète aussi les réseaux d’influence locale, liés à la cour royale et à l’administration provinciale.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours