Frise chronologique
XVe siècle
Origine du fief
Origine du fief
XVe siècle (≈ 1550)
Fief relevant du Plessis-lèz-Tours puis du château de Tours
1838
Démolition partielle
Démolition partielle
1838 (≈ 1838)
Logis seigneurial détruit, tours conservées
6 mars 1947
Inscription MH
Inscription MH
6 mars 1947 (≈ 1947)
Façades, toitures, tours et vestiges protégés
1974
Loti du parc
Loti du parc
1974 (≈ 1974)
Ancien domaine morcelé et urbanisé
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et la toiture du bâtiment d'habitation, les tours, les ruines de la porte et de la fuye : inscription par arrêté du 6 mars 1947
Personnages clés
| Jacques de Beaujeu-Amplepuis - Conseiller et chambellan du roi |
Seigneur du château, époux de Jacqueline Jouvenel |
| Jacques de Beaune - Baron de Semblançay et maire de Tours |
Propriétaire influent sous François Ier |
| Jacques Gaultier de Brûlon (père et fils) - Trésoriers de France et maires de Tours |
Famille propriétaire aux XVIIe-XVIIIe siècles |
| Gabriel de Razilly - Chevalier de Malte et lieutenant du roi |
Derniers seigneurs avant transformations |
| Laurent d'Allard - Commissaire de l'artillerie, chevalier de Saint-Louis |
Propriétaire au XVIIIe siècle |
Origine et histoire
Le château de la Crouzillière, situé à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), remonte au XVIe siècle, bien que son fief soit attesté dès le XVe siècle sous la dépendance du Plessis-lèz-Tours, puis du château de Tours. Le logis seigneurial, aujourd’hui disparu, fut démoli en 1838, mais deux tours (nord et sud-ouest) et les ruines d’une troisième (nord-est) subsistent. Un oratoire, décoré de peintures partielles, occupait le rez-de-chaussée de la tour nord. Le pigeonnier, une tour cylindrique visible jusqu’en 1949, a depuis disparu, et le parc fut loti en 1974.
Le château a appartenu à une succession de seigneurs influents, dont des conseillers du roi, des maires de Tours, et des trésoriers de France. Parmi eux, Jacques de Beaune, baron de Semblançay et maire de Tours, ou encore les Gaultier de Brûlon, famille de trésoriers et maires tourangeaux. Le site fut inscrit aux monuments historiques le 6 mars 1947 pour ses façades, toitures, tours, et vestiges de la porte et de la fuye (pigeonnier).
Les éléments protégés incluent les façades et toitures du bâtiment d’habitation, les tours restantes, ainsi que les ruines de la porte et de l’ancienne fuye. Le château illustre l’architecture seigneuriale de la Renaissance en Touraine, marquée par des transformations et des destructions partielles au XIXe siècle. Son histoire reflète aussi les réseaux d’influence locale, liés à la cour royale et à l’administration provinciale.