Frise chronologique
Avant 1600
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
Avant 1600 (≈ 1600)
Début de la construction initiale.
1641-1654
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur
1641-1654 (≈ 1648)
Pavillons Ouest/Est et murs renforcés.
1730
Travaux sous Césard Taschereau
Travaux sous Césard Taschereau
1730 (≈ 1730)
Charpente, escaliers, ouvertures ajoutées.
11 juin 1946
Classement monument historique
Classement monument historique
11 juin 1946 (≈ 1946)
Protection des façades et toitures.
1955
Fin des restaurations
Fin des restaurations
1955 (≈ 1955)
Travaux majeurs du XXe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. AK 67) : inscription par arrêté du 11 juin 1946
Personnages clés
| René Sain - Propriétaire (XVIIe siècle) |
Famille Sain de Bois-le-Comte. |
| Césard Taschereau de Pictières - Maréchal des armées du roi |
Commanditaire des travaux de 1730. |
| Auguste Duvau - Propriétaire (XVIIIe siècle) |
Dernière famille noble mentionnée. |
Origine et histoire
Le château de la Farinière, situé à Cinq-Mars-la-Pile (Indre-et-Loire), trouve ses origines avant 1600, avec une première pierre posée avant cette date. La seconde partie du corps de logis central fut édifiée après 1640, suivie d’une phase d’agrandissement majeure entre 1641 et 1654, incluant les pavillons Ouest et Est ainsi que le renforcement des murs. Ce château, initialement une petite seigneurie, fut successivement propriété des familles Sain de Bois-le-Comte (XVIIe siècle), Taschereau de Pictières, puis Duvau (XVIIIe siècle).
En 1730, sous l’impulsion de Césard Taschereau de Pictières, maréchal des armées du roi, d’importants travaux furent menés : refonte de la charpente du corps central, création d’ouvertures supplémentaires, et construction de deux escaliers extérieurs en pierre reliant la terrasse à la cour d’honneur. Les Taschereau favorisèrent aussi la culture du mûrier blanc pour l’élevage des vers à soie, marquant l’histoire économique locale. Le manoir actuel, probablement bâti par cette famille, domine un parc aux arbres centenaires.
Classé monument historique en 1946 pour ses façades et toitures, le château connut des restaurations majeures au XXe siècle, achevées en 1955. Malgré un pillage ultérieur de ses trumeaux et glaces, son parc fut réhabilité, intégrant des mosaïques artistiques et des jardins thématiques (roseraie, potager, jardin méditerranéen). Aujourd’hui privé et non visitable, le site allie patrimoine architectural et naturel, avec des ateliers de céramique proposés en été.
Le jardin de la mosaïque internationale, récemment ouvert, s’inscrit dans le réseau des jardins de Touraine, mêlant art et nature. Les propriétaires ont recréé des ambiances variées, transformant d’anciennes friches en espaces bucoliques où œuvres d’artistes et biodiversité coexistent. L’escalier double en pierre, la cour d’honneur et les pavillons symétriques soulignent l’harmonie de cette demeure du XVIIe siècle, témoin de l’histoire locale et de l’évolution des goûts paysagers.