Château de la Farinière à Cinq-Mars-la-Pile en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de plaisance

Château de la Farinière

  • 582 chemin bas de la Pile
  • 37130 Cinq-Mars-la-Pile
Château de la Farinière
Château de la Farinière
Crédit photo : Duch.seb - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
Avant 1600
Première pierre posée
1640
Extension du logis
1641-1654
Campagne d'agrandissement
1730
Rénovation majeure
11 juin 1946
Classement historique
1955
Fin des travaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures (cad. AK 67) : inscription par arrêté du 11 juin 1946

Personnages clés

René Sain Propriétaire de la seigneurie au XVIIe siècle.
Césard Tascherau de Pictières Propriétaire ayant ordonné des rénovations en 1730.
Auguste Duvau Propriétaire du château au XVIIIe siècle.

Origine et histoire du Château de la Farinière

Le château comprend un corps de logis central dont le premier étage sur la façade sud correspond au rez-de-chaussée de la façade nord. Ce bâtiment est encadré par deux pavillons, plus élevés d’un étage ; le pavillon ouest est pourvu d’une aile en retour vers l’est reliée au pavillon opposé par une galerie couverte surmontée d’une terrasse. Une aile en retour d’équerre, construite en retrait du pavillon est, prolonge le château de ce côté, tandis que des galeries creusées dans le coteau au nord aménagent des servitudes pour la cour.

Situé à Cinq-Mars-la-Pile, en Indre-et-Loire, le château de la Farinière est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 11 juin 1946. Il a été édifié et remanié au fil des siècles : la première pierre fut posée avant 1600 et une seconde partie du corps de logis central paraît avoir été construite après 1640. Une importante campagne d’agrandissement entre 1641 et 1654 a donné naissance aux pavillons est et ouest et a conduit à l’épaississement des murs inférieurs à 60 cm. En 1772, la propriété atteignait 700 m2 habitables et comprenait 6,5 hectares de parc et de bois.

En 1730 la charpente du corps de logis central fut refaite sur ordre de Césard Tascherau de Pictières, propriétaire depuis 1722, et la même année furent percées des ouvertures supplémentaires et aménagés deux escaliers extérieurs en pierre permettant de passer de la terrasse à la cour d’honneur. Les principaux travaux du XXe siècle se sont achevés en 1955, après quoi des trumeaux et des glaces ornant les dix-neuf pièces du château ont été pillés.

La petite seigneurie fut successivement acquise au XVIIe siècle par la famille Sain de Bois-le-Comte (René Sain), puis par les Taschereau de Pictières, et enfin au XVIIIe siècle par les Duvau (Auguste Duvau). Le manoir visible aujourd’hui a probablement été bâti par les Taschereau, qui encouragèrent la culture du mûrier blanc pour l’élevage des vers à soie.

Entre la Varenne et le coteau s’élève une demeure du milieu du XVIIe siècle, entourée d’un bois d’arbres centenaires ; le site, bucolique, offre des allées dont celle « des alchémilles », ponctuées d’œuvres en mosaïque, ainsi qu’une roseraie, un jardin méditerranéen et un potager présentant des légumes anciens. Le jardin de la mosaïque internationale, récemment ouvert au public, associe nature et créations en mosaïque : œuvres d’artistes reconnus et réalisations d’amateurs jalonnent les promenades, depuis les cucurbitacées jusqu’à la roseraie et les « carrés deux à deux » du jardin méditerranéen. Après une période d’abandon, les propriétaires ont redonné vie au parc en recréant des ambiances variées ; on y trouve potagers, parterres et nichées d’oiseaux, et la façade du château, flanquée de ses deux pavillons, est mise en valeur par un bel escalier double en pierre qui descend de la cour vers les jardins. Des ateliers de céramique y sont proposés en été ; le site se situe à 10 km de Tours.

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