Frise chronologique
1666
Construction initiale
Construction initiale
1666 (≈ 1666)
Château bâti en forme de U.
1742
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle
1742 (≈ 1742)
Chapelle aujourd’hui disparue.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789 (≈ 1789)
Confisqué pendant la Révolution.
XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
XIXe siècle (≈ 1865)
Corps central et dépendances détruits.
26 février 2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
26 février 2010 (≈ 2010)
Protection de l’aile sud et du pavillon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité (aile sud et son pavillon) (cad. AH 448) : inscription par arrêté du 26 février 2010
Personnages clés
| Famille Guinanson - Propriétaires au XVIIe siècle |
Seigneurs de Villexavier avant les Saint-Simon. |
| Claude-Anne de Rouvroy, duc de Saint-Simon - Duc et député en 1789 |
Propriétaire émigré à la Révolution. |
Origine et histoire
Le château de la Faye, situé à Villexavier en Charente-Maritime, date du 3e quart du XVIIe siècle, avec une construction attestée en 1666. À l’origine, il formait un ensemble en U, mais seuls subsistent aujourd’hui l’aile sud et le pavillon sud-est, le reste ayant été détruit au XIXe siècle. Le logis, bas avec des combles à brisis, est caractérisé par des lucarnes à volutes et un toit d’ardoise. Une chapelle, construite en 1742, ainsi que le corps central et des dépendances ont disparu. Le château fut vendu comme bien national pendant la Révolution française.
La seigneurie de Villexavier appartenait à la famille Guinanson au XVIIe siècle, avant de passer aux Saint-Simon au siècle suivant. Claude-Anne de Rouvroy, duc de Saint-Simon, maréchal de camp et député de la noblesse aux États généraux de 1789, en fut le propriétaire avant d’émigrer. Le château, inscrit aux monuments historiques depuis le 26 février 2010, conserve des salons lambrissés et des cheminées d’époque, témoignages de son passé aristocratique.
L’architecture actuelle reflète les transformations subies : l’aile nord, préservée, est devenue une maison de fermier, tandis que l’aile sud et son pavillon abritent le « château ». Les lucarnes cintrées, le toit à brisis et les pièces éclairées des deux côtés rappellent le style classique du XVIIe siècle. Le site, bien que partiellement altéré, reste un exemple notable du patrimoine seigneurial de Nouvelle-Aquitaine.
Les sources mentionnent également des éléments disparus comme une orangerie, des écuries, une citerne et des granges, typiques des domaines nobles de l’époque. Le château, aujourd’hui protégé, offre un aperçu de la vie aristocratique en Charente-Maritime avant la Révolution, entre fastes architecturaux et bouleversements historiques.