Frise chronologique
XIe siècle
Origines de la seigneurie
Origines de la seigneurie
XIe siècle (≈ 1150)
Premières traces écrites en 1090 avec David.
XIIIe siècle
Agrandissement du château fort
Agrandissement du château fort
XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout de tours et donjon circulaire.
1597
Siège pendant les guerres de Religion
Siège pendant les guerres de Religion
1597 (≈ 1597)
Prise par les troupes de la Ligue.
1794
Destruction pendant la guerre de Vendée
Destruction pendant la guerre de Vendée
1794 (≈ 1794)
Incendié par les colonnes infernales.
1879-1881
Restauration néo-Renaissance
Restauration néo-Renaissance
1879-1881 (≈ 1880)
Travaux dirigés par Arsène Charrier.
1965 et 2001
Classements Monuments Historiques
Classements Monuments Historiques
1965 et 2001 (≈ 2001)
Protection des ruines et façades.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties en ruines (cad. C 212) : inscription par arrêté du 16 juin 1965 - L'ensemble des façades et toitures des bâtiments restaurés au XIXe siècle (cad. AE 4) : inscription par arrêté du 12 décembre 2001
Personnages clés
| David - Seigneur fondateur (XIe siècle) |
Premier seigneur mentionné en 1090. |
| Jacques Ier de Surgères-La Flocellière - Seigneur (XIVe siècle) |
Combat à Poitiers en 1346. |
| Jacques de Maillé - Marquis (XVIIe siècle) |
Rénovations et mariage avec Élisabeth Hamilton. |
| Urbain de Maillé - Héritier (XVIIe siècle) |
Transmet la Flocellière en 1697. |
| Baron Alquier - Propriétaire (XIXe siècle) |
Commanditaire de la restauration néo-Renaissance. |
| Arsène Charrier - Architecte (XIXe siècle) |
Auteur des travaux de 1879-1881. |
Origine et histoire
Le château de la Flocellière, situé dans la commune du même nom en Vendée, trouve ses origines au XIe siècle. Les premières traces écrites datent de 1090, mentionnant David, seigneur du lieu et fondateur probable du fief. Ce château fort, relevant directement du roi, fut agrandi aux XIIIe et XIVe siècles, notamment avec l’ajout d’un donjon circulaire. La seigneurie passa entre les mains de familles influentes comme les Surgères, puis les Hamon à partir de 1516, avant d’être transmise aux Maillé-Brézé par mariage en 1567.
Pendant les guerres de Religion, le château fut assiégé en 1597 par les troupes de la Ligue catholique, qui s’emparèrent d’un riche butin. Au XVIIe siècle, Jacques de Maillé, marquis de la Flocellière, entreprit d’importants travaux et fonda un couvent de Carmes à proximité. Le château fut partiellement détruit en 1794 par les colonnes infernales pendant la guerre de Vendée, ne laissant debout que le donjon. Au XIXe siècle, le baron Alquier le fit restaurer dans un style néo-Renaissance par l’architecte Arsène Charrier, ajoutant une galerie néo-gothique reliant les vestiges médiévaux au nouveau corps de logis.
L’architecture actuelle juxtapose les ruines du château fort médiéval, caractérisé par un plan pentagonal et quatre tours cylindriques, et un château du XIXe siècle. Le donjon du XIIIe siècle, seul élément épargné par les destructions révolutionnaires, reste un témoignage majeur de son passé défensif. Le site, partiellement classé Monument Historique, illustre les transformations architecturales et les bouleversements politiques qui ont marqué la Vendée du Moyen Âge à l’époque contemporaine.
Parmi les anecdotes notables, le château abritait au XXe siècle un lit attribué au Régent Philippe d’Orléans, et servit de séminaire pour les vocations tardives vers 1970. Son histoire reflète aussi les alliances stratégiques des familles nobles, comme l’enlèvement et le mariage de Jacques de Maillé avec Élisabeth Hamilton, une écossaise de la cour de Louis XIII, en 1616.
Les protections au titre des Monuments Historiques concernent les ruines médiévales (inscrites en 1965) et les façades du XIXe siècle (inscrites en 2001). Le château, aujourd’hui privé, conserve des éléments remarquables comme les blasons sculptés sur la façade et des intérieurs partiellement préservés, évoqués dans des publications du XXe siècle.