Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Début des travaux, style Renaissance.
1654
Mariage Bottu-Fiot
Mariage Bottu-Fiot
1654 (≈ 1654)
Union de Laurent Bottu et Marguerite Fiot.
1692
Succession de François Bottu
Succession de François Bottu
1692 (≈ 1692)
Héritage par François, écuyer.
1842
Légs à l’archevêché
Légs à l’archevêché
1842 (≈ 1842)
Don de Thérèse Bottu.
1912
Classement MH
Classement MH
1912 (≈ 1912)
Protection des bâtiments historiques.
1931
Tableau d’Utrillo
Tableau d’Utrillo
1931 (≈ 1931)
Représentation artistique du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les bâtiments des XVIe siècle et XVIIe siècle servant d'habitation au fermier, ayant appartenu à la mense archiépiscopale de Lyon : classement par arrêté du 23 février 1912
Personnages clés
| Jean Covet - Seigneur de la Fontaine |
Propriétaire en 1570. |
| Laurent Bessié - Seigneur et propriétaire |
Famille propriétaire au XVIIe. |
| Élisabeth Bessié - Dame de la Fontaine |
Épouse d’Alexandre Bottu. |
| Alexandre Bottu - Conseiller secrétaire du roi |
Mari d’Élisabeth, seigneur. |
| Thérèse Bottu - Dernière héritière |
Lègue le château en 1842. |
Origine et histoire
Le château de la Fontaine, situé à Anse dans le département du Rhône, est un monument emblématique de style Renaissance, construit entre les XVe et XVIIe siècles. Il se compose de deux corps de logis en équerre, flanqués de quatre poivrières, et présente des éléments architecturaux remarquables comme des galeries à colonnes et des fenêtres à meneaux. Classé aux monuments historiques depuis 1912, il incarne l’héritage seigneurial de la région, avec une façade orientée vers la Saône et des communs datant des XVIIe et XVIIIe siècles.
Le fief de la Fontaine a appartenu à plusieurs familles influentes, dont les Covet, les Bessié et les Bottu de la Barmondière. Au XVIIe siècle, Laurent Bessié, puis sa fille Élisabeth (épouse d’Alexandre Bottu), en furent les propriétaires. Leur descendant, Louis François Bottu, transmit le château à sa fille Thérèse, chanoinesse, qui le légua en 1842 à la mense archiépiscopale de Lyon. Le domaine, aujourd’hui propriété privée, a inspiré des artistes comme Utrillo, qui l’immortalisa en 1931.
Les armoiries des familles Bessié (d’azur à la bande d’argent étoilée) et Bottu (d’azur au lion d’or) rappellent leur prestige. Le château, bien que non ouvert au public, conserve une porte monumentale en pierre de taille et des toitures en tuiles écailles, témoignages de son passé aristocratique. Son histoire est documentée dans des ouvrages comme Histoire du Beaujolais (1853) et les archives de la Société des sciences du Beaujolais.
Classé pour ses bâtiments des XVIe et XVIIe siècles, le château illustre l’évolution architecturale et sociale de la noblesse locale. Son emplacement stratégique, entre la nationale 6 et la Saône, reflète son importance historique dans le paysage beaujolais. Les sources, incluant Wikipedia et Monumentum, soulignent sa valeur patrimoniale, malgré une localisation GPS jugée médiocre (niveau 5/10).