Séjours de Charles le Chauve IXe siècle (847–877) (≈ 862)
Basiu devient un *palatium* royal carolingien.
1302
Verrerie royale sous Philippe le Bel
Verrerie royale sous Philippe le Bel 1302 (≈ 1302)
Première fabrique de *plats de verre* en France.
XVe siècle
Construction partielle du château
Construction partielle du château XVe siècle (≈ 1550)
Partie occidentale probablement édifiée.
XVIIIe siècle
Rénovation du corps central
Rénovation du corps central XVIIIe siècle (≈ 1850)
Modifications architecturales majeures.
1942
Site inscrit
Site inscrit 1942 (≈ 1942)
Protection paysagère du domaine.
25 octobre 1971
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 25 octobre 1971 (≈ 1971)
Façades, toitures et chapelle protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château, de la chapelle et des communs (cad. A 14) : inscription par arrêté du 25 octobre 1971
Personnages clés
Charles le Chauve (823–877) - Roi de France (carolingien)
Fit de Basiu un palais royal.
Philippe le Bel (1268–1314) - Roi de France
Implanta une verrerie royale au château.
Gobert (ou Gaubert) - Maître verrier (1302)
Dirigea la verrerie royale.
Origine et histoire du Château de la Fontaine-du-Houx
Le château de la Fontaine-du-Houx, implanté à Bézu-la-Forêt dans l’Eure, trouve ses origines dans un domaine royal carolingien. Dès le IXe siècle, Charles le Chauve y séjourna à plusieurs reprises, y rédigeant des actes officiels et y recevant des émissaires. Le site, alors nommé Basiu, devint un palatium (palais royal), comme en témoignent les diplômes royaux datés de ce lieu. Ce domaine royal fut par la suite transformé en château, avec des vestiges du XIVe siècle encore visibles aujourd’hui, notamment la chapelle Saint-Eutrope.
Au début du XIVe siècle, sous le règne de Philippe le Bel, le manoir royal de la Fontaine-du-Houx abritait une verrerie royale, l’une des premières de France spécialisée dans la production de plats de verre (feuilles de verre planes). Dirigée par le maître verrier Gobert (ou Gaubert) en 1302, cette manufacture dépendait directement du domaine royal. Ce château, remanié aux XVe et XVIIIe siècles, illustre ainsi à la fois un héritage politique carolingien et une innovation industrielle médiévale.
Le château actuel conserve des éléments des XVe et XVIIIe siècles, avec un corps central modifié lors de cette dernière période. La chapelle Saint-Eutrope, isolée du reste de l’édifice, reste le seul témoin architectural intact du XIVe siècle. Protégé au titre des monuments historiques depuis 1971 (façades, toitures et communs), le site est également inscrit comme site pittoresque depuis 1942, soulignant son importance patrimoniale et paysagère.
L’histoire du château est aussi liée à des figures royales majeures : Charles le Chauve, qui en fit un lieu de pouvoir au IXe siècle, et Philippe le Bel, qui y développa une activité verrière innovante. Ces strates historiques en font un monument emblématique de la Normandie, mêlant héritage carolingien, architecture médiévale et traces d’une industrie d’État pionnière.