Frise chronologique
1667
Rénovation du manoir *« Le Couvent »*
Rénovation du manoir *« Le Couvent »*
1667 (≈ 1667)
Façade remaniée au sud du château.
1773
Construction du logis principal
Construction du logis principal
1773 (≈ 1773)
Daté et greffé sur l’ancien manoir.
22 mars 2002
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
22 mars 2002 (≈ 2002)
Protection du logis, dépendances et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, à savoir : le logis XVIIIe siècle et le corps de bâtiment liant le logis à l'ancien manoir, en totalité ; les façades et les toitures de l'aile en retour du logis principal, de l'ancien manoir dit "Le Couvent", de la bergerie et du pressoir ; les sols du jardin sud, de la cour, du verger et du potager avec leurs portails et les murs de clôture (cad. E 1091 à 1093, 1083, 1867, 1869) : inscription par arrêté du 22 mars 2002
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun personnage. |
Origine et histoire
Le château de la Fontaine-Saint-Père est un édifice du XVIIIe siècle situé sur la commune de Quessoy, dans le département des Côtes-d'Armor (région Bretagne). Il se compose d’un logis principal daté de 1773, greffé sur un manoir plus ancien, formant une aile en retour. Ce logis, caractéristique de l’architecture du siècle des Lumières, a conservé une grande partie de ses boiseries d’origine, reflétant le raffinement des résidences aristocratiques de l’époque. À proximité, un second manoir, surnommé « Le Couvent », présente une façade remaniée en 1667, illustrant une stratification historique des lieux.
Le domaine s’organise autour de plusieurs espaces fonctionnels : un verger à l’est, un potager au nord, ainsi qu’une cour et des jardins clos de murs. Ces aménagements, typiques des propriétés seigneuriales, témoignent d’une organisation spatiale destinée à la fois à l’agrément et à l’autosuffisance. Le château, inscrit aux monuments historiques en 2002, protège non seulement ses bâtiments (logis, manoir, bergerie, pressoir) mais aussi ses sols et clôtures, soulignant l’importance patrimoniale de l’ensemble.
L’inscription par arrêté du 22 mars 2002 couvre l’intégralité du logis du XVIIIe siècle, les façades et toitures des dépendances, ainsi que les espaces extérieurs (jardin sud, verger, potager). Cette protection légale met en valeur la cohérence architecturale et paysagère du site, tout en préservant les traces des différentes époques qui ont marqué son évolution, depuis le manoir médiéval jusqu’aux transformations des XVIIe et XVIIIe siècles.
Le château s’inscrit dans un territoire marqué par l’histoire bretonne, où les résidences nobles jouaient un rôle central dans l’organisation sociale et économique. À l’époque moderne, ces domaines étaient souvent des lieux de pouvoir, de production agricole et de représentation, reflétant le statut de leurs propriétaires. La présence d’un pressoir et d’une bergerie rappelle par ailleurs l’importance des activités viticoles et pastorales dans la région.
Aujourd’hui, le château de la Fontaine-Saint-Père constitue un exemple représentatif du patrimoine architectural breton, alliant élégance classique et héritages médiévaux. Son inscription parmi les monuments historiques en fait un site protégé, dont la conservation permet d’étudier les évolutions des modes de vie et des techniques de construction entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.