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Château de la Force à La Force en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Dordogne

Château de la Force

    7-8 Place de la République
    24130 La Force
Château de la Force
Château de la Force
Château de la Force
Château de la Force
Château de la Force
Château de la Force
Château de la Force
Château de la Force
Château de la Force
Château de la Force
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1604
Début de la construction
1611
Interruption des financements
1614
Achèvement du château
1622
Siège du château
1793
Destruction partielle
1932
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le pavillon d'entrée : classement par arrêté du 11 avril 1932

Personnages clés

Jacques Nompar de Caumont - Duc de La Force et commanditaire Fonda le château, maréchal de France.
Pierre Boisson - Architecte du château Maître maçon mort en 1606.
Jacques Boyceau de la Barauderie - Paysagiste du jardin Conçut le parterre à la française.
Charles de Guise-Lorraine, duc d’Elbeuf - Assiégeant en 1622 Dirigea l’attaque contre le château.
Joseph Lakanal - Représentant du peuple en 1793 Ordonna la destruction partielle.

Origine et histoire

Le château de la Force, situé dans le département de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, fut construit entre 1604 et 1614 pour Jacques Nompar de Caumont, baron puis duc de La Force, un gentilhomme protestant et maréchal de France sous Louis XIII. L’édifice, conçu par l’architecte Pierre Boisson, s’inspirait des palais florentins, avec une structure en pierre de Bussac et des toits d’ardoise. Les travaux, initialement soutenus par des promesses royales, furent ralentis après l’assassinat d’Henri IV en 1610, privant Caumont des financements attendus. Le parterre à la française fut dessiné par Jacques Boyceau de la Barauderie, tandis qu’un artiste parisien anonyme réalisa les décors intérieurs.

En 1622, le château fut assiégé par Charles de Guise-Lorraine, duc d’Elbeuf, marquant son rôle stratégique pendant les tensions religieuses de l’époque. Il connut un déclin brutal en 1793, lors de sa mise à sac sur ordre du représentant du peuple Lakanal, alors en mission à Bergerac. La plupart des bâtiments furent démolis pour servir de carrière, ne laissant que le pavillon central des écuries, dit Pavillon des Recettes, classé monument historique en 1932. Le temple protestant attitré au château, ainsi que la cloche du campanile – aujourd’hui à l’église Saint-Jacques-le-Majeur de Bergerac –, échappèrent à la destruction.

Les vestiges actuels incluent trois encadrements de fenêtres des combles, visibles près du pavillon, et une plaque commémorative portant les noms de cinq membres de la famille de Caumont, dont Jacques Nompar, fondateur du château. Des éléments funéraires et une inscription de 1604, liés à sa construction, sont conservés au musée de Périgueux depuis 1886. Une gravure du XVIIIe siècle, préservée en 1793, témoigne de son apparence d’origine, tandis que des archives mentionnent un jardin à la française et une allée de marronniers menant à l’édifice disparu.

Liens externes