Frise chronologique
1110
Première mention de la seigneurie
Première mention de la seigneurie
1110 (≈ 1110)
Seigneurie de la Forêt attestée pour la première fois.
XVe siècle
Construction du logis et des communs
Construction du logis et des communs
XVe siècle (≈ 1550)
Escalier en vis, portes gothiques et cheminées conservées.
XVIIe siècle
Transformation d’une tour en pigeonnier
Transformation d’une tour en pigeonnier
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout d’une coupole de pierre.
Premier tiers du XIXe siècle
Papier peint panoramique
Papier peint panoramique
Premier tiers du XIXe siècle (≈ 1865)
Chambre décorée de *Monuments de Paris*.
3 juillet 1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
3 juillet 1992 (≈ 1992)
Protection des murs et tours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Murs d'enceinte, quatre tours et pigeonnier (cad. AI 50) : inscription par arrêté du 3 juillet 1992
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Les archives disponibles ne mentionnent pas de propriétaire ou commanditaire nommé. |
Origine et histoire
Le château de la Forêt, situé à Sainte-Verge, trouve ses origines dans une seigneurie attestée dès 1110. Le logis actuel, entouré d’une enceinte trapézoïdale flanquée de tours rectangulaires ou rondes, conserve des éléments défensifs médiévaux comme un escalier en vis et des portes gothiques. L’une des tours, transformée en pigeonnier au XVIIe siècle, illustre les adaptations successives du site. Les communs, datés de la fin du XVe siècle, abritent encore un four et des cheminées en pierre, témoignages de cette époque.
Au XIXe siècle, le château subit d’importantes modifications, effaçant une grande partie de son caractère médiéval, à l’exception de quelques éléments architecturaux. Une dépendance adjacente au logis abrite une chambre ornée d’un papier peint panoramique du premier tiers du XIXe siècle, représentant les Monuments de Paris, reflétant le goût de l’époque pour les décors narratifs. L’ensemble, classé Monument Historique en 1992 pour ses murs d’enceinte et ses tours, allie ainsi héritage militaire, résidentiel et décoratif.
Le domaine s’étend sur des prairies, jardins et une pièce d’eau, soulignant son rôle à la fois défensif, agricole et esthétique au fil des siècles. Les transformations successives, du Moyen Âge au XIXe siècle, en font un exemple représentatif de l’évolution des résidences seigneuriales en Poitou-Charentes, entre fonctionnalité et embellissement. L’inscription à l’inventaire des Monuments Historiques porte spécifiquement sur les éléments fortifiés et le pigeonnier, marquant leur valeur patrimoniale.