Frise chronologique
1521
Première mention écrite
Première mention écrite
1521 (≈ 1521)
Forge appartenant à Jean d’Albret.
1566
Rachat par Jeanne d’Albret
Rachat par Jeanne d’Albret
1566 (≈ 1566)
Forge intégrée à ses domaines.
Fin XVe siècle
Origine de la forge
Origine de la forge
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Concession d’eau post-guerre de Cent Ans.
1819
Modernisation par Combescot
Modernisation par Combescot
1819 (≈ 1819)
Rachat et transformation industrielle.
1820
Construction du haut fourneau
Construction du haut fourneau
1820 (≈ 1820)
Hauteur de 11 mètres en moellons.
XVIIe-XVIIIe siècles
Développement du site
Développement du site
XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Construction halle à charbon et logements.
1870-1871
Innovations techniques
Innovations techniques
1870-1871 (≈ 1871)
Système gaz et fours à cémenter.
1930
Fin de la coulée
Fin de la coulée
1930 (≈ 1930)
Arrêt du haut fourneau.
1975
Fin production clous
Fin production clous
1975 (≈ 1975)
Dernière activité industrielle.
1979
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1979 (≈ 1979)
Protection façade, toitures et forge.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ainsi que le portail situé dans le parc et l'ensemble de la forge (cad. AC 63, 65, 67) : classement par arrêté du 28 décembre 1979 - Intérieurs du château lui-même ; façades et toitures de la ferme et des communs (cad. AC 62, 63) : inscription par arrêté du 29 août 1984
Personnages clés
| Jeanne d’Albret - Propriétaire et figure historique |
Rachète la forge en 1566. |
| Louis Combescot - Industriel modernisateur |
Transforme la forge en 1819. |
| Famille Pasquet - Maîtres de forges |
Développe le site XVIIe-XVIIIe. |
Origine et histoire
Le Château de la Forge à Savignac-Lédrier, situé dans le département de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, est un témoignage exceptionnel de l’alliance entre architecture seigneuriale et activité industrielle. Son histoire remonte à la fin de la guerre de Cent Ans (XVe siècle), avec un contrat de concession d’eau attestant l’existence précoce d’une forge sur le site. Le château, construit entre les XIVe et XVIe siècles, se compose d’un corps de logis principal flanqué de deux tours cylindriques, et arbore une porte Renaissance ornée de colonnettes et d’un fronton triangulaire.
La forge associée au château est l’un des ensembles métallurgiques anciens les mieux conservés du sud-ouest de la France. Ses origines remontent à 1521, lorsqu’elle appartenait à Jean d’Albret avant d’être rachetée en 1566 par Jeanne d’Albret. Au XVIIe et XVIIIe siècles, les maîtres de forges, dont la famille Pasquet, développent le site avec la construction d’une halle à charbon, d’une cantine et d’un logement de maître. La forge connut son apogée industrielle au XIXe siècle sous Louis Combescot, qui modernisa les installations en 1819 avec un haut fourneau de 11 mètres (1820), un système de récupération des gaz (1870), et des fours à cémenter (1871).
Au XIXe siècle, la forge diversifia sa production en fabriquant des canons pour la marine, puis des clefs et des pointes au début du XXe siècle. La coulée du haut fourneau cessa en 1930, et la production de clous s’arrêta en 1975. Le site, isolé et sauvage, a fait l’objet d’opérations de sauvegarde dans les années 1980, incluant la reconstitution de la roue hydraulique et du bocard. Le château et la forge, classés monument historique en 1979, conservent également des communs et une ferme du XVIIIe-XIXe siècles, illustrant l’autonomie économique du domaine avec ses fenils, porcheries et anciens fours.