Concession d'eau Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Un contrat de concession d'eau marque l'origine de la forge voisine.
XVIe siècle
Construction et transactions
Construction et transactions XVIe siècle (≈ 1650)
Édification du château et transactions entre Jean d'Albret, Laborie de Payzac et Jeanne d'Albret.
1819
Transformation industrielle
Transformation industrielle 1819 (≈ 1819)
Achat par Louis Combescot et modernisation de l'usine.
XVIIe et XVIIIe siècles
Développement de la forge
Développement de la forge XVIIe et XVIIIe siècles (≈ 1850)
Construction de la halle à charbon, de la cantine et du logement du maître.
1981
Sauvegarde du site
Sauvegarde du site 1981 (≈ 1981)
Opérations d'animation ethnographique et reconstitution de la roue hydraulique et du bocard.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ainsi que le portail situé dans le parc et l'ensemble de la forge (cad. AC 63, 65, 67) : classement par arrêté du 28 décembre 1979 - Intérieurs du château lui-même ; façades et toitures de la ferme et des communs (cad. AC 62, 63) : inscription par arrêté du 29 août 1984
Personnages clés
Jean d'Albret
Propriétaire de la forge mentionné en 1521.
Jeanne d'Albret
Racheteuse de la forge en 1566.
Louis Combescot
Acheteur de l'usine et du château en 1819, transformant l'établissement.
Origine et histoire du Château de la Forge
Le château de la Forge est étroitement lié à la forge voisine, dont l'origine remonte sans doute à la fin de la guerre de Cent Ans ; un contrat de concession d'eau date de la fin du XVe siècle. Le château a été édifié entre le XIVe et le XVIe siècle ; il comprend un corps de logis principal flanqué de deux tours cylindriques. Sur la façade, une porte Renaissance encadrée de colonnettes supportant un fronton triangulaire s'ouvre sur un escalier droit voûté en berceau. À l'étage subsiste une pièce dont les poutres sont décorées des armes des Lubersac. La forge est l'un des ensembles de métallurgie ancienne les mieux conservés du sud‑ouest de la France ; ses principaux éléments datent du XVIIe au début du XXe siècle, mais le site est connu depuis la fin du XVe siècle. Mentionnée en 1521 comme appartenant à Jean d'Albret, elle fut vendue à Laborie de Payzac puis rachetée en 1566 par Jeanne d'Albret ; à la fin du XVIe siècle, elle appartenait aux maîtres de forge Pasquet. La grande halle à charbon de bois, la cantine et le logement du maître furent construits aux XVIIe et XVIIIe siècles. En 1819, l'usine et le château furent achetés par Louis Combescot qui transforma l'établissement. Le haut fourneau en moellons de schiste, haut de 11 m, date de 1820 ; son système de récupération des gaz du gueulard date de 1870 et les fours à cémenter et à puddler de 1871. Vers 1890, l'usine se diversifia en fabriquant des clefs, puis, au début du XXe siècle, des pointes ; la coulée du haut fourneau cessa en 1930 et la production de clous en 1975. Isolée et sauvage, la forge fit l'objet d'opérations d'animation à vocation ethnographique qui permirent la sauvegarde du matériel et la reconstitution de la roue hydraulique et du bocard en 1981. Les bâtiments des communs et de la ferme, des XVIIIe et XIXe siècles, font partie intégrante du domaine : la ferme, destinée à l'intendance du château et de la forge, a conservé ses annexes — fenil, porcherie, ancien four — et présente une architecture traditionnelle marquée par des détails pittoresques, comme les toits en avancée des fenils et la couverture à chicane de l'ancien four.