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Château de la Garaye à Taden en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Garaye

    Potain
    22100 Taden
Propriété privée
Château de la Garaye
Château de la Garaye
Château de la Garaye
Château de la Garaye
Château de la Garaye
Crédit photo : Whiteredge - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1573
Achèvement partiel
fin XVe - début XVIe siècle
Construction initiale
1791
Abandon révolutionnaire
XVIIIe siècle
Hôpital des pauvres
22 juillet 1920
Classement MH
20 septembre 1996
Hommage papal
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de la Garaye (ruines) (cad. D1 895) : classement par arrêté du 22 juillet 1920

Personnages clés

Macé Marot et son épouse Ferré - Commanditaires présumés Initiateurs des travaux, morts sans descendance.
Claude du Chastel - Mécène en 1573 Termine le château avec des éléments Renaissance.
Claude-Toussaint Marot de la Garaye - Comte et chimiste Fonde un hôpital pour les pauvres.
Marguerite de La Motte-Picquet - Chirurgienne ophtalmologue Pratiquait des opérations gratuites au château.
Arnaud de Saint-Jouan - Architecte (projet non réalisé) Propose des jardins à la française.

Origine et histoire

Le château de la Garaye, édifié à Taden (Côtes-d’Armor), conserve des ruines marquées par des détails architecturaux des XVe et XVIe siècles. Ses encadrements de fenêtres, lucarnes sculptées et tour polygonale moulurée témoignent d’un projet ambitieux, resté inachevé. Les armes alliées des familles Marot et Ferré, visibles sur la porte gothique flamboyante de la tour d’escalier, suggèrent leur rôle dans sa construction, bien que leur mariage ne soit pas confirmé par les sources généalogiques. La tour, ornée de niches et d’accolades, rappelle le style Louis XII, tandis que des atlantes et bas-reliefs fragmentaires soulignent la qualité artistique du décor.

La construction, interrompue par la mort présumée du couple Marot-Ferré sans héritier, reprend en 1573 sous Claude du Chastel, épouse de Charles Gouyon. Elle achève le château en y ajoutant des éléments Renaissance, comme le portail à colonnes doriques et des lucarnes à frontons courbes. Au XVIIIe siècle, Claude-Toussaint Marot de la Garaye et son épouse Marguerite de La Motte-Picquet, surnommés « les époux charitables », transforment le domaine en hôpital pour les pauvres. Chimiste et ophtalmologue, ils y pratiquaient des soins gratuits, attirant l’attention du pape Jean-Paul II en 1996 comme modèle de charité.

Classé Monument Historique en 1920, le château tombe en ruine après la Révolution, ses décors armoriés étant vandalisés. Malgré des projets de restauration (comme celui d’Arnaud de Saint-Jouan pour des jardins à la française), le site reste menacé, ses jardins disparus et sa chapelle en péril. Les vestiges actuels, bien que fragiles, offrent un témoignage rare de l’architecture bretonne de transition entre Moyen Âge et Renaissance.

L’intérieur, décrit au XVIIIe siècle comme raffiné (salon peint, parquet marqueté), contraste avec l’état actuel. La ferme atteste d’une occupation jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, mais le manque d’entretien post-révolutionnaire accélère sa dégradation. Aujourd’hui, les ruines, protégées mais non consolidées, posent la question de leur préservation face à l’oubli et aux divisions foncières.

Liens externes