Construction du château XIIe siècle (≈ 1250)
Édifié en contrebas du château de Mirabat.
XVIe siècle
Château déjà en ruines
Château déjà en ruines XVIe siècle (≈ 1650)
Abandon progressif mentionné dans les sources.
8 février 1996
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 8 février 1996 (≈ 1996)
Protection officielle des vestiges par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (cad. Seix B 1373 ; Ustou A 50) : inscription par arrêté du 8 février 1996
Personnages clés
Charlemagne - Empereur et figure légendaire
Associé par la tradition à sa fondation.
Origine et histoire du Château de la Garde
Le château de la Garde est un château fort médiéval en ruines, implanté à 806 mètres d'altitude sur un sommet entre les communes de Seix et Ustou, dans le département de l'Ariège. Construit au XIIe siècle, il surplombe les routes départementales 3 et 8f, ainsi que la confluence de l'Alet et du Salat. Son emplacement stratégique lui permettait de contrôler les passages pyrénéens vers les ports de Salau et de Marterat, en coordination avec le château de Mirabat, situé 400 mètres plus haut.
Les vestiges du château révèlent une enceinte rectangulaire imposante, flanquée de deux tours rondes et d'un donjon carré de 8 mètres de côté, culminant à environ 15 mètres de hauteur. La forteresse, construite en moellons, était déjà en ruines dès le XVIe siècle. Selon une tradition locale, Charlemagne, lors d'une campagne contre les Sarrasins, aurait organisé la défense de cette zone en y établissant une garnison et en faisant édifier le château de la Garde. Ce site servait de poste de guet et de défense pour sécuriser les vallées environnantes.
Le château de la Garde a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 8 février 1996. Bien que les ruines soient situées sur une propriété privée et closes, elles restent accessibles à pied via des sentiers de randonnée, comme le Tour du Val du Garbet. Son dispositif défensif, combiné à celui du château de Mirabat, illustre une architecture militaire médiévale adaptée aux contraintes géographiques des Pyrénées.
Aujourd’hui, le site offre un témoignage architectural des systèmes de défense médiévaux dans les Pyrénées ariégeoises. Sa position en hauteur et ses vestiges imposants en font un élément clé du patrimoine historique local, lié à l’histoire des conflits et des échanges transpyrénéens au Moyen Âge.