Frise chronologique
1367
Aveu de Guillaume de Ransanne
Aveu de Guillaume de Ransanne
1367 (≈ 1367)
Dénombrement à Simon de Burley, seigneur anglais.
XIIIe–XIVe siècle
Origines médiévales
Origines médiévales
XIIIe–XIVe siècle (≈ 1450)
Maison fortifiée attestée sous domination anglaise.
1703
Naissance de François Fresneau
Naissance de François Fresneau
1703 (≈ 1703)
Futur constructeur du château et découvreur de l’hévéa.
1747
Découverte de l’hévéa
Découverte de l’hévéa
1747 (≈ 1747)
François Fresneau identifie l’arbre à caoutchouc en Guyane.
1749
Reconstruction du château
Reconstruction du château
1749 (≈ 1749)
François Fresneau édifie l’actuel bâtiment.
1794
Mariage alliance Murat
Mariage alliance Murat
1794 (≈ 1794)
Union avec la famille de Chasseloup-Laubat.
20 décembre 1948
Inscription parc et fontaine
Inscription parc et fontaine
20 décembre 1948 (≈ 1948)
Protection au titre des Monuments Historiques.
3 mars 1949
Classement du château
Classement du château
3 mars 1949 (≈ 1949)
Façades, toitures et intérieurs protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parc ; Fontaine Louis XVI : inscription par arrêté du 20 décembre 1948 ; Façades et toitures ; terrasse ; salle à manger, petit salon, grand escalier, grand salon : classement par arrêté du 3 mars 1949
Personnages clés
| Guillaume de Ransanne - Seigneur médiéval |
Possesseur de la Gataudière en 1367. |
| Simon de Burley - Chevalier anglais |
Seigneur de Broue, suzerain de la Gataudière. |
| François Fresneau de la Gataudière (1703–1770) - Ingénieur du roi et botaniste |
Reconstruit le château en 1749, découvre l’hévéa. |
| François de Chasseloup-Laubat - Général du Génie |
Époux de la petite-fille de Fresneau, lié à Napoléon. |
| Joachim Murat - Roi de Naples |
Ancêtre des propriétaires ultérieurs par alliance. |
Origine et histoire
Le château de la Gataudière, situé à Marennes en Charente-Maritime, fut édifié en 1749 par François Fresneau de la Gataudière, ingénieur du roi et explorateur. Ce disciple de Vauban, connu pour avoir découvert l’hévéa en Guyane en 1747, reconstruit sa maison natale en y intégrant des influences architecturales militaires et des styles Louis XIV, Régence et Louis XV. L’édifice reflète sa double expertise de mathématicien et d’officier du Génie, avec une symétrie rigoureuse et des décors sculptés.
À l’emplacement du château actuel se dressait autrefois une maison noble fortifiée, attestée dès le XIVe siècle sous la domination anglaise. En 1367, Guillaume de Ransanne, seigneur des lieux, en fournit l’aveu à Simon de Burley, chevalier anglais. La Gataudière relevait alors de la forteresse de Broue, un site stratégique dans les marais de Saintonge, théâtre de conflits comme la victoire de Du Guesclin sur les Anglais en 1372. Ces terres, autrefois insulaires, perdirent leur caractère maritime au fil des siècles à cause des alluvions.
La propriété passa au XVIIIe siècle à François Fresneau (1703–1770), dont la fille épousa en 1794 François de Chasseloup-Laubat, général du Génie sous Napoléon. Par cette alliance, le château entra dans le patrimoine de la famille Murat de Chasseloup-Laubat, descendants directs de Joachim Murat, roi de Naples. Le mobilier d’origine (Louis XIII à Louis XV), les boiseries et les décors du XVIIIe siècle, comme le Triomphe de Flore sculpté sur le fronton, témoignent de ce riche héritage.
Classé Monument Historique en 1949 pour ses façades, toitures et intérieurs (grand salon, escalier, salle à manger), le château est entouré d’un parc et d’une fontaine Louis XVI inscrits depuis 1948. Aujourd’hui, il abrite des activités de loisirs (parc aventure, réceptions) tout en conservant son caractère historique, mêlant mémoire militaire, scientifique et aristocratique.
L’architecture du château se distingue par un pavillon central à fronton triangulaire, flanqué de deux ailes symétriques. La façade ouest, ornée de pilastres ioniques et d’un entablement sculpté, ouvre sur une terrasse masquant le soubassement. À l’intérieur, le grand salon en pierre, avec ses pilastres cannelés et ses chapiteaux corinthiens, illustre l’influence classique, tandis que les lambris peints et les dessus-de-porte rappellent le faste du XVIIIe siècle.