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Château de la Grande Filolie à Saint-Amand-de-Coly en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de la Grande Filolie

    D704
    24290 Saint-Amand-de-Coly
Propriété privée
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Château de la Grande Filolie
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1479
Premier hommage seigneurial
1536
Seigneurie de la Filolie
1572
Dégâts huguenots
XVe-XVIIe siècle
Construction et remaniements
1905-1907
Restauration et changements de propriétaires
18 mars 1947
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de la Grande Filolie (cad. E 110) : inscription par arrêté du 18 mars 1947

Personnages clés

Antoine de Beaulieu (XVe siècle) - Seigneur et probable constructeur Rend hommage en 1479 pour la maison noble.
Jean de Beaulieu (XVIe siècle) - Seigneur de la Filolie Époux d’Hipolite Angèle de Salignac Fénelon.
Jeanne Chapt de Rastignac (XVIIIe siècle) - Propriétaire et bienfaitrice Veuve Gaubert, propriétaire jusqu’en 1768.
François Coty (XXe siècle) - Propriétaire et restaurateur Entreprend des travaux de restauration.
Octave Rousselet (XIXe siècle) - Propriétaire et historien Publie un article sur le château en 1892.

Origine et histoire

Le château de la Grande Filolie tire son nom d’un ancien moulin à huile situé sur un ruisseau proche. On dénombre onze sites appelés La Filolie en Dordogne en 1873. Construit entre le XVe et le XVIIe siècle, il est inscrit aux monuments historiques en 1947. Le château appartenait initialement à la famille de Beaulieu, une lignée de robe liée à Montignac. Antoine de Beaulieu, seigneur de la Filolie en 1536, est probablement à l’origine de sa construction. En 1549, un seigneur de la Filolie est mentionné pour une cotisation noble dans le diocèse de Sarlat.

Au XVIe siècle, Jean de Beaulieu, écuyer, hérite du domaine et épouse Hipolite Angèle de Salignac Fénelon, sœur du célèbre écrivain. Le château passe ensuite aux mains de la famille Gaubert au XVIIIe siècle, avec Jeanne Chapt de Rastignac, veuve et bienfaitrice de l’hospice de Sarlat, comme propriétaire jusqu’en 1768. En 1769, le marquis des Cars en devient le seigneur, avant que le domaine ne soit transmis à Dominique de Beauroyre, marquis de Villar, à la veille de la Révolution.

L’inventaire post-Révolution révèle un château majoritairement dédié à l’agriculture, avec peu de pièces habitées. Au XIXe siècle, il change plusieurs fois de mains : vendu en 1891 à Octave Rousselet, puis en 1905 à M. Babaud de Prasnaud, qui le restaure probablement. Au XXe siècle, il appartient brièvement à François Coty, qui entreprend des travaux de restauration. Son architecture combine un corps de logis ancien en L, une aile ouest flanquée de tours carrées à mâchicoulis, et une chapelle du XVIIe siècle dédiée à Sainte-Marie.

Le château illustre l’évolution des manoirs périgourdins, passant d’une forteresse médiévale à une résidence seigneuriale, avec des éléments défensifs (mâchicoulis, bretèche) et des ajouts Renaissance. Une aile contenant les communs, visible sur un plan de 1892, a été détruite après cette date. Les toitures de lauzes et les lucarnes à frontons en coquille en font un exemple architectural marqué.

Selon Monumentum, le château aurait été bâti dès le XIVe siècle et remanié aux XVe et XVIe siècles, partiellement ruiné par les Huguenots en 1572. Il conserve des caractéristiques défensives comme une porte en plein cintre protégée par un hourd et des fentes pour pont-levis. La chapelle arbore une croix de Malte, et les intérieurs abritent des boiseries du XVIIe siècle.

Liens externes