Frise chronologique
1479
Premier hommage seigneurial
Premier hommage seigneurial
1479 (≈ 1479)
Antoine de Beaulieu pour la maison noble.
1536
Seigneurie de la Filolie
Seigneurie de la Filolie
1536 (≈ 1536)
Antoine de Beaulieu, probable constructeur.
1572
Dégâts huguenots
Dégâts huguenots
1572 (≈ 1572)
Château partiellement ruiné.
XVe-XVIIe siècle
Construction et remaniements
Construction et remaniements
XVe-XVIIe siècle (≈ 1750)
Période principale de construction du château.
1905-1907
Restauration et changements de propriétaires
Restauration et changements de propriétaires
1905-1907 (≈ 1906)
Travaux attribués à M. Babaud.
18 mars 1947
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
18 mars 1947 (≈ 1947)
Protection officielle du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de la Grande Filolie (cad. E 110) : inscription par arrêté du 18 mars 1947
Personnages clés
| Antoine de Beaulieu (XVe siècle) - Seigneur et probable constructeur |
Rend hommage en 1479 pour la maison noble. |
| Jean de Beaulieu (XVIe siècle) - Seigneur de la Filolie |
Époux d’Hipolite Angèle de Salignac Fénelon. |
| Jeanne Chapt de Rastignac (XVIIIe siècle) - Propriétaire et bienfaitrice |
Veuve Gaubert, propriétaire jusqu’en 1768. |
| François Coty (XXe siècle) - Propriétaire et restaurateur |
Entreprend des travaux de restauration. |
| Octave Rousselet (XIXe siècle) - Propriétaire et historien |
Publie un article sur le château en 1892. |
Origine et histoire
Le château de la Grande Filolie tire son nom d’un ancien moulin à huile situé sur un ruisseau proche. On dénombre onze sites appelés La Filolie en Dordogne en 1873. Construit entre le XVe et le XVIIe siècle, il est inscrit aux monuments historiques en 1947. Le château appartenait initialement à la famille de Beaulieu, une lignée de robe liée à Montignac. Antoine de Beaulieu, seigneur de la Filolie en 1536, est probablement à l’origine de sa construction. En 1549, un seigneur de la Filolie est mentionné pour une cotisation noble dans le diocèse de Sarlat.
Au XVIe siècle, Jean de Beaulieu, écuyer, hérite du domaine et épouse Hipolite Angèle de Salignac Fénelon, sœur du célèbre écrivain. Le château passe ensuite aux mains de la famille Gaubert au XVIIIe siècle, avec Jeanne Chapt de Rastignac, veuve et bienfaitrice de l’hospice de Sarlat, comme propriétaire jusqu’en 1768. En 1769, le marquis des Cars en devient le seigneur, avant que le domaine ne soit transmis à Dominique de Beauroyre, marquis de Villar, à la veille de la Révolution.
L’inventaire post-Révolution révèle un château majoritairement dédié à l’agriculture, avec peu de pièces habitées. Au XIXe siècle, il change plusieurs fois de mains : vendu en 1891 à Octave Rousselet, puis en 1905 à M. Babaud de Prasnaud, qui le restaure probablement. Au XXe siècle, il appartient brièvement à François Coty, qui entreprend des travaux de restauration. Son architecture combine un corps de logis ancien en L, une aile ouest flanquée de tours carrées à mâchicoulis, et une chapelle du XVIIe siècle dédiée à Sainte-Marie.
Le château illustre l’évolution des manoirs périgourdins, passant d’une forteresse médiévale à une résidence seigneuriale, avec des éléments défensifs (mâchicoulis, bretèche) et des ajouts Renaissance. Une aile contenant les communs, visible sur un plan de 1892, a été détruite après cette date. Les toitures de lauzes et les lucarnes à frontons en coquille en font un exemple architectural marqué.
Selon Monumentum, le château aurait été bâti dès le XIVe siècle et remanié aux XVe et XVIe siècles, partiellement ruiné par les Huguenots en 1572. Il conserve des caractéristiques défensives comme une porte en plein cintre protégée par un hourd et des fentes pour pont-levis. La chapelle arbore une croix de Malte, et les intérieurs abritent des boiseries du XVIIe siècle.