Château de la Grationnaye à Malansac dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Grationnaye

  • La Grationnaye
  • 56220 Malansac
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1427
Construction initiale
1581-1585
Pavillon nord-ouest
1622
Construction chapelle
1625
Construction pigeonnier
1638
Pavillon isolé
1641
Corps de logis
XVIe siècle
Ajouts Renaissance
1793
Prise par les Chouans
1863
Agrandissement XIXe
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de l'aile Nord, du pavillon d'angle Nord-Ouest, du corps central Ouest et du pavillon du parc ; chapelle (cad. P 162) : inscription par arrêté du 6 décembre 1984

Personnages clés

Olivier Phelipot Propriétaire initial ayant commandé la construction de l'aile nord en 1427.
François de Talhouët Propriétaire ayant commandé la construction du pavillon nord-ouest entre 1581 et 1585.
Valentin de Talhouët Propriétaire ayant commandé la construction du corps de logis en 1641.
Valence du Boishorand Épouse de François de Talhouët, mentionnée dans l'inscription du pavillon nord-ouest.
J. P. Ducouret Architecte ayant remanié la ferme du château.

Origine et histoire du Château de la Grationnaye

Le château de la Grationnaye se situe à l'ouest de la route reliant Malansac à Rochefort-en-Terre, à environ 1,6 km au nord-nord-ouest du centre de Malansac. Organisé autour d'une cour d'honneur, il réunit des bâtiments d'époques différentes. L'actuelle aile nord, bâtiment rectangulaire, constitue la première construction datée de 1427 pour Olivier Phelipot. Aux XVIe et XVIIe siècles, l'édifice s'est enrichi d'un bâtiment de transition, d'une grande tour carrée, du pavillon nord-ouest construit entre 1581 et 1585 pour François de Talhouët et portant l'inscription F. D. TALHOUET. V. DU BOAISOR (Valence du Boishorand), ainsi que d'une chapelle (1622), d'un pigeonnier (1625), d'un pavillon isolé à l'ouest (1638) et d'un corps de logis (1641) élevé pour Valentin de Talhouët. L'aile nord englobe aussi des communs du XVIe siècle. Au XIXe siècle, le corps principal a été prolongé par un pavillon carré et une seconde aile parallèle ajoutés en 1863; une aile latérale sud et une fontaine datent de la seconde moitié du même siècle. Le château a appartenu successivement aux familles Phelipot, Macé, Talhouët, Thomas de Kercado, Marnière, Guer et de Moncuit de Boiscuillé. En 1793, il fut pris par les Chouans et servi de lieu de partage du butin issu du combat de Rochefort-en-Terre, la répartition portant notamment sur les armes et le produit du dépouillement des caisses publiques. L'architecture présente des éléments de la Renaissance, visibles surtout dans l'aile occidentale et ses lucarnes surmontées d'une forme de pin. Les dépendances comprennent la chapelle et le pigeonnier du XVIIe siècle, ainsi qu'une ferme remaniée par J. P. Ducouret. Les façades et toitures de l'aile septentrionale, du pavillon nord-ouest, du corps de logis occidental et du pavillon du parc, ainsi que la chapelle, sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 6 décembre 1984.

Liens externes