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Château de la Grève à Saint-Martin-des-Noyers en Vendée

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Grève

    D5285140 Saint-Martin-des-Noyers
Propriété privée
Château de la Grève
Château de la Grève
Château de la Grève
Château de la Grève
Château de la Grève
Crédit photo : Spouik - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Première mention de la Grève
1429
Mort de Thibault X de Chabot
1589-1591
Guerres de Religion
1599
Vente à Pierre Durcot
XVIe siècle
Modernisation du château
1984
Classement Monument Historique
2020
Changement de propriétaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Manoir de la Grève à l'exclusion des dépendances (cad. G 146) : inscription par arrêté du 8 octobre 1984

Personnages clés

Thibault X de Chabot - Seigneur de la Grève Fidèle de Charles VII, mort en 1429.
Pierre Durcot - Seigneur de la Roussière Acheteur du château en 1599.
Florence Tarneaud - Descendante des Batiot Restauration partielle dans les années 1970.
Boris Racaud - Propriétaire actuel (depuis 2020) Projet de restauration progressive du site.

Origine et histoire du Château de la Grève

Le château de la Grève, situé à Saint-Martin-des-Noyers en Vendée, est un monument médiéval construit entre les XVe et XVIe siècles. Il est l’un des rares châteaux forts encore debout dans le département, entouré d’un étang et de douves. Initialement fortifié pendant la Guerre de Cent Ans, il a joué un rôle stratégique dans les conflits locaux, notamment pendant les Guerres de Religion.

Le château est mentionné dès le XIe siècle comme un site fortifié appartenant à la famille Chabot. En 1429, Thibault X de Chabot, seigneur de la Grève, meurt à la bataille de Patay. Au XVIe siècle, le château passe aux mains de la famille Chastillon, qui le modernise et l’agrandit. Pendant les Guerres de Religion, il change plusieurs fois de mains entre catholiques et protestants, notamment en 1589 et 1591.

En 1599, le château est vendu à Pierre Durcot, qui le transforme en résidence plus confortable. Au fil des siècles, il perd son rôle seigneurial et devient une exploitation agricole. En 1984, il est classé Monument Historique, et des travaux de restauration sont entrepris dans les années 1970 et 2000. Aujourd’hui, il est ouvert à la visite et attire des milliers de visiteurs chaque année.

Architecturalement, le château conserve des éléments médiévaux comme des cheminées, des meurtrières, des douves et des tours défensives. La tour sud, imposante et hexagonale, contraste avec la tour nord plus sobre. Le site inclut également une basse-cour, une grange et des vestiges de remparts. Les descriptions des Aveux de 1631 et 1700 évoquent un château entouré de fossés, de tours et de ponts-levis, bien que certaines parties aient disparu.

Le toponyme « la Grève » remonte à un terme gaulois signifiant « rivage sablonneux ». La paroisse de Sainte-Agathe-de-la-Grève, absorbée en 1791 par Saint-Martin-des-Noyers, est citée dès le XIVe siècle. Le château, témoin des évolutions militaires et sociales de la région, reste un symbole du patrimoine vendéen.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.
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