Origine et histoire du Château de la Guyonnière
Le château de la Guyonnière, situé à Beaulieu-sous-Parthenay dans les Deux-Sèvres, date du XIVe siècle, avec des remaniements aux XVe et XVIe siècles. Il conserve une allure féodale marquée, avec un quadrilatère cantonné de tours, dont l’une abrite un pigeonnier. L’accès se fait par une porte fortifiée, et les jardins, entourés de douves, sont organisés en neuf carrés thématiques inspirés du Moyen Âge, mêlant fleurs, légumes, plantes médicinales et arbres fruitiers. Ces jardins, créés en 1987 par le paysagiste Alain Richet, respectent l’esprit médiéval tout en étant une création contemporaine.
Le château est entouré de douves et présente une architecture défensive typique : murs d’enceinte percés de meurtrières, pont-levis piéton encore en état de marche, et quatre tours d’angle. L’une des tours abrite un pigeonnier de 800 bouliers, tandis qu’une poterne et une bretèche couronnent l’entrée. Le logis seigneurial se trouve sur la façade nord, et les communs occupent un long bâtiment à l’ouest. L’ensemble, inscrit monument historique en 1986, illustre l’évolution d’une forteresse médiévale vers une résidence seigneurale.
Les jardins, labellisés Jardin remarquable depuis 2004, forment une île accessible par un pont-levis. Ils se divisent en neuf clos thématiques : un clos des abeilles avec ruches anciennes, un clos des fêtes pour spectacles, un clos des petits fruits, des clos dédiés aux papillons, aux plantes médicinales ou toxiques, et des collections d’arbustes et de rosiers anciens. Ces espaces, reliés par des tonnelles de bois recouvertes de vignes, recréent une ambiance médiévale tout en intégrant des espèces végétales variées.
Le château et ses jardins sont ouverts au public de juin à septembre, avec des visites guidées proposées toute l’année sur rendez-vous. En été, le clos des fêtes accueille des animations culturelles (concerts, contes, théâtre), perpétuant une tradition de lieu de rassemblement et de célébration. L’ensemble, alliant patrimoine architectural et botanique, témoigne à la fois de l’histoire féodale du Poitou et d’une réinterprétation contemporaine des jardins médiévaux.