Origine et histoire
Le château de la Guyonnière, situé à Beaulieu-sous-Parthenay dans les Deux-Sèvres, remonte au XIVe siècle. Malgré des remaniements aux XVe et XVIe siècles, il a conservé son aspect féodal, avec un quadrilatère cantonné de tours, dont l’une abrite un pigeonnier. L’accès se fait par une porte fortifiée, et les jardins, accessibles via un pont-levis piéton, sont entourés de douves. Ces jardins, créés en 1987 par le paysagiste Alain Richet, s’inspirent des clos médiévaux et se divisent en neuf carrés thématiques, mêlant fleurs, plantes médicinales, fruits et rosiers anciens.
Le château et ses douves ont été inscrits aux monuments historiques le 4 mars 1986. Les jardins, labellisés Jardin remarquable depuis 2004, forment une île accessible par un pont-levis, reproduisant l’esprit d’une ouche médiévale. Chaque clos a une vocation spécifique : abeilles, fêtes, petits fruits, plantes médicinales ou toxiques, reliés par des tonnelles végétales. Le site accueille des visites guidées et des animations culturelles en été, comme des concerts ou des spectacles dans le clos des fêtes.
L’architecture du château, marquée par ses douves et ses cheminées classées, reflète son passé défensif. Les fossés, alimentés par des sources, encerclent à la fois le manoir et les jardins, créant une ambiance insulaire. Le jardin, d’un hectare, allie patrimoine historique et biodiversité, avec des ruches anciennes, des rosiers botaniques et des plantes mellifères, tout en servant de cadre à des événements artistiques de mai à septembre.