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Château de la Haute-Guerche à Saint-Aubin-de-Luigné en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de la Haute-Guerche

    La Guerche
    49190 Saint-Aubin-de-Luigné
Propriété privée
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Château de la Haute-Guerche
Crédit photo : Kormin - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Extension par la Jumellière
1793
Incendie révolutionnaire
1797
Vente comme bien national
1970
Prix *Chefs-d’œuvre en péril*
18 mai 1971
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de la chapelle et de l'ancien grenier d'abondance, ainsi que les ruines du château (cad. EI 15 à 18, 21) : inscription par arrêté du 18 mai 1971

Personnages clés

Famille de Savonnière - Premiers seigneurs attestés Propriétaires jusqu’au XVe siècle.
Seigneurs de la Jumellière - Bâtisseurs de la forteresse Responsables de l’extension majeure.
Maire de Chalonnes - Commanditaire de la destruction Ordonne l’incendie en 1793.

Origine et histoire

Le château de la Haute-Guerche est une forteresse médiévale édifiée dès le XIIIe siècle, marquée par un bastion carré de 40 mètres de côté. Initialement propriété de la famille de Savonnière, le site passe au XVe siècle aux seigneurs de la Jumellière, qui en font une place forte majeure. Son plan pentagonal, ses quatre tours (dont deux subsistent), et ses défenses adaptées à l’artillerie (canonnières, caponnière) illustrent son évolution militaire. Les matériaux, moellons de schiste et briques pour les échauguettes, reflètent les techniques locales.

En 1793, le château est incendié par les colonnes infernales sur ordre du maire de Chalonnes, puis vendu comme bien national en 1797. Transformé en carrière de pierre et en ferme, il tombe en ruine. Sa restauration partielle, notamment celle de la chapelle, lui vaut le premier prix Chefs-d’œuvre en péril en 1970, suivi d’une inscription aux Monuments Historiques en 1971. Les fouilles ont révélé des fours domestiques, attestant de son usage résidentiel.

L’édifice se compose de deux cours : une haute-cour abritant le logis seigneurial (fenêtres à coussièges, latrines, cheminées) et une basse-cour. Le chemin de ronde dessert trois échauguettes à vocation ostentatoire. Malgré sa dégradation, le site conserve des éléments défensifs remarquables, comme les canonnières en boulevard, témoins des adaptations militaires entre Moyen Âge et Renaissance.

Aujourd’hui, les ruines du château, protégées depuis 1971, incluent les façades de la chapelle et du grenier d’abondance. Le site, situé dans le Val-du-Layon (Maine-et-Loire), reste un exemple emblématique de l’architecture castrale angevine, mêlant fonctions résidentielle, défensive et symbolique.

Liens externes