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Château de La Haye-du-Puits dans la Manche

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château fort
Manche

Château de La Haye-du-Puits

    Place du Champ de Foire
    50250 La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
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Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Château de La Haye-du-Puits
Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1082
Première mention attestée
XIIe siècle
Apogée de la baronnie
1375
Restauration sous Charles V
XVIe siècle
Réaménagement Renaissance
Années 1830
Démolition partielle
1840
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines de l'ancien) : classement par liste de 1840

Personnages clés

Richard Turstin Haldup - Baron fondateur présumé Attribué par la tradition locale.
Robert de Mortain - Donateur en 1082 Frère utérin de Guillaume le Conquérant.
Richard de La Haye - Connétable de Normandie Fonde l’abbaye de Blanchelande en 1154.
Henri de Colombières - Seigneur fidèle à Charles V Restaure le château en 1375.
Arthur de Magneville - Seigneur Renaissance Réaménage la basse-cour au XVIe siècle.
Charles de Gerville - Antiquaire normand Dessine les vestiges vers 1820.

Origine et histoire

Le château de La Haye-du-Puits est un ancien château fort des XIe et XIIe siècles, érigé sur une motte féodale. Situé dans l’actuelle commune de La Haye (anciennement La Haye-du-Puits) dans la Manche, il fut le centre d’une importante baronnie normande. Ses ruines, classées monuments historiques dès 1840, témoignent d’une architecture défensive typique de l’époque ducale, avec une tour-porte massive et des vestiges de courtines.

Selon les sources historiques, le château est attesté dès 1082, lorsque Robert de Mortain, frère utérin de Guillaume le Conquérant, y effectue des donations. La tradition locale attribue sa fondation à Richard Turstin Haldup, baron de La Haye-du-Puits, bien que cette hypothèse ne soit pas confirmée. Au XIIe siècle, la seigneurie passe aux mains de la famille de La Haye, notamment Richard de La Haye, connétable de Normandie, qui y fonde l’abbaye de Blanchelande en 1154 avec son épouse Mathilde de Reviers-Vernon.

Le château change plusieurs fois de mains au fil des siècles, notamment lors de la guerre de Cent Ans, où il est occupé par les Anglais avant d’être restauré sous Charles V en 1375. Au XVe siècle, Henri de Colombières entreprend des réparations majeures, tandis qu’au XVIe siècle, Arthur de Magneville réaménage la basse-cour dans un style Renaissance. Partiellement démoli au XIXe siècle et endommagé lors de la bataille de 1944, il ne subsiste aujourd’hui que des vestiges, dont une imposante tour-porte quadrangulaire.

Architecturalement, le château était un shell-keep, un type rare en Normandie, caractérisé par une enceinte circulaire englobant la motte. La tour-porte, haute de 20 mètres, conserve des éléments défensifs comme un pont-levis et des mâchicoulis. À proximité, un manoir Renaissance construit par Arthur de Magneville complète l’ensemble, avec des tours et des voûtes en sous-sol. Les dessins du XIXe siècle et les fouilles archéologiques permettent de reconstituer partiellement son apparence originale.

L’honneur de La Haye, lié à la seigneurie, regroupait vingt-six fiefs répartis dans le Cotentin, dont plusieurs paroisses côtières et forestières. La famille de La Haye, puis les du Hommet et les Mortemer, dominèrent la région jusqu’au XIVe siècle, avant que le château ne passe entre les mains de familles comme les Colombières, les Cerisay et les Magneville. Son déclin s’amorce avec la Révolution, puis sa destruction partielle au XIXe siècle.

Classé parmi les premiers monuments historiques français en 1840, le site est aujourd’hui propriété communale. Bien que largement en ruines, il reste un témoignage majeur de l’architecture castrale normande et de l’histoire féodale de la région. Les vestiges accessibles permettent d’imaginer son rôle stratégique et résidentiel à travers les siècles.

Liens externes